Forêts | le 26 mars 2010

Publication d’un rapport de la FAO : la déforestation reculerait alors que les chiffres restent les mêmes.

La FAO publiait hier les principaux résultats de son évaluation des ressources forestières mondiales avec la principale information suivante : le recul de la déforestation durant la décennie 2000 – 2010 par rapport à la décennie précédente.

Ce que ne souligne pas le rapport, c’est la stagnation du taux de déforestation durant la décennie qui vient de s’écouler à un rythme de 13 millions d’hectares par an, soit l’équivalent d’un terrain de football toutes les 2 secondes. Le taux reste le même que lors de la parution du dernier rapport quinquennal couvrant la période 2000 – 2005. Pas de quoi crier victoire.

Mais surtout, le rapport atténue l’importance de la déforestation en minimisant l’importance de la destruction des forêts naturelles qui est compensé par la mise en place de plantations d’arbres. C’est toute la différence entre les notions de déforestation brute et nette. C’est-à-dire que les indices de déforestation utilisés mélangent allègrement la destruction de forêts primaires, secondaires voire même de plantations.

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Forêts | le 17 mars 2010

Greenpeace dénonce Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie

Grignoter une barre chocolatée Kitkat revient à tuer un orang-outang ? Le rapprochement peut étonner mais le lien est réel. Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kitkat.

Quel est le problème ?

L’Indonésie connaît l’un des plus importants rythmes de déforestation de la planète : l’équivalent d’un terrain de foot de forêt disparaît toutes les 15 secondes. Les plantations de palmiers à huile sont l’un des principaux moteurs de cette catastrophe écologique.

De telles pratiques industrielles privent de nombreux animaux de leur cadre de vie naturel, accélèrent donc la disparition d’espèces menacées, comme les orangs-outans, mais aggravent également la crise climatique.

À cause de cette déforestation irresponsable, l’Indonésie se classe désormais au troisième rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, derrière la Chine et les États-Unis. La déforestation est la 2e cause du dérèglement climatique.

Nestlé et l’huile de palme

Au cours des trois dernières années, la consommation d’huile de palme du groupe Nestlé a pratiquement doublé, pour s’établir aujourd’hui à 320 000 tonnes par an. Cette huile de palme entre notamment dans la composition des barres chocolatées Kitkat. L’un des principaux fournisseurs auprès desquels le géant suisse de l’agroalimentaire s’approvisionne s’appelle Sinar Mas. C’est le premier producteur indonésien d’huile de palme.

Greenpeace a déjà alerté Nestlé à plusieurs reprises sur les atteintes très graves à l’environnement dont est responsable Sinar Mas. En décembre dernier, Greenpeace avait notamment fourni au géant agroalimentaire suisse des preuves des activités illégales menées par la compagnie indonésienne. Pour l’instant, Nestlé fait la sourde oreille…

Nous avons besoin de vous !
Aidez-nous à faire bouger Nestlé, qui doit au plus vite mettre un terme à ses contrats d’approvisionnement avec le groupe Sinar Mas et ainsi contribuer à mettre les forêts et les tourbières indonésiennes à l’abri de la déforestation.

Nestlé doit réagir rapidement ! D’autres grands groupes ont, eux, déjà pris leurs distances avec Sinar Mas. Ainsi, suite à une campagne lancée au printemps 2008 par Greenpeace via un clip parodiant la publicité Dove, l’une des marques du groupe, Unilever a fini par résilier ses contrats d’approvisionnement avec Sinar Mas. Kraft a fait de même, un peu plus tard.

Pour en savoir plus, téléchargez notre dossier “Pris en flagrant délit”

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Forêts | le 11 mars 2010

Conférence Internationale de Paris : pour protéger les forêts, stopper et non financer les moteurs de la déforestation

foret

Ce jeudi se déroule à Paris une conférence Internationale sur les grands bassins forestiers. Cette réunion regroupe de nombreux pays forestiers des bassins de l’Amazone et du Congo, Indonésie, etc.) et les pays industrialisés – dont la France- qui s’étaient engagés en décembre à Copenhague au déblocage de 3,5 milliards d’euros par an d’ici 2012 pour aider les pays en voie de développement à lutter contre la déforestation. Mais rien n’avait été clairement entériné.

Des fonds réellement additionnels et des décisions en accord avec les droits et intérêts des populations forestières

Mettre un terme à la destruction des forêts tropicales est une absolue nécessité, dans la perspective d’une réduction drastique et indispensable des émissions de gaz à effets de serre visant à maintenir l’élévation des températures en-dessous de la barre des 2°C. Les actions urgentes à envisager doivent absolument prendre en compte l’inestimable biodiversité présentent dans les grands bassins forestiers et doit garantir l’adhésion et à la participation des populations forestières dans la mise en place des futurs programmes financés.

Le processus de discussions relancé aujourd’hui doit absolument garantir la transparence, l’efficacité des futurs programmes et surtout la participation des communautés forestières, dont les peuples autochtones. Il faut également que cette aide soit réellement additionnelle et pas un simple recyclage d’aide publique déjà affectée.

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