Le 12 novembre, dans la péninsule de Kampar à Sumatra, cinquante activistes du « camp des défenseurs du climat et de la forêt » se sont enchaînés à sept « excavateurs » appartenant à Asia Pacific Resources International Holding Limited (APRIL – RGE), l’un des plus gros producteurs indonésiens de pâte à papier. Le but était d’empêcher la compagnie de détruire la forêt pour la convertir en plantations destinées au marché international.
Le blocage a duré plus de dix heures, jusqu’à l’intervention des forces de police locales et l’arrestation de certains activistes. Mais, notre action n’a pas été vaine : dans la journée, on apprenait que la multinationale finlandaise du papier UPM-Kymmene, l’un des principaux clients d’APRIL et le leader mondial du papier-photocopie, annonçait qu’elle cessait toute relation commerciale avec l’un des champions de la déforestation indonésienne.
Les actions en images :
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L’actrice française Mélanie Laurent s’est rendue pendant quatre jours à l’invitation de Greenpeace à Sumatra en Indonésie pour y découvrir la réalité de la déforestation. Des hectares de forêts y disparaissent chaque jour au profit des industries de l’huile de palme, de l’acacia, de la pâte à papier, etc.
« La destruction des forêts est l’une des causes principales des changements climatiques. C’est pourquoi j’ai tenu à venir ici avec Greenpeace, à la frontière de la déforestation, pour voir de mes propres yeux la catastrophe en cours et appeler les leaders mondiaux qui vont se rassembler à Copenhague à tout mettre en œuvre pour stopper la déforestation, ici et partout dans le monde. C’est une des manières d’éviter la catastrophe climatique », explique Mélanie Laurent.

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Jeudi 29 octobre, durant huit heures, nos activistes ont empêché un navire en provenance d’Indonésie de décharger 15 000 tonnes de tourteaux de palme au port de Montoir-de-Bretagne (à 5 km de Saint-Nazaire). Ces tourteaux sont les résidus solides issus de l’extraction de l’huile des palmiers à huile. En bloquant leur déchargement, Greenpeace protestait contre le développement de l’industrie de l’huile de palme en Indonésie, un développement synonyme de déforestation et d’émissions de gaz à effet de serre.
Greenpeace demande aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne qui se réunissent actuellement à Bruxelles de s’engager fermement contre la déforestation, dans la perspective du sommet international sur le climat qui s’ouvrira à Copenhague le 7 décembre.
Jeudi 29 octobre au matin, une dizaine de nos activistes ont embarqué sur des bateaux pneumatiques, tandis qu’une dizaine d’autres ont grimpé sur les grues du terminal pour bloquer tout déchargement. Nos militants ont peint en blanc l’inscription » Climate crime » ( » Crime climatique « ) sur la coque du bateau. Des banderoles ont été déployées sur lesquelles on pouvait lire » Déforestation = changement climatique « .
Greenpeace rappelle que 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. En Indonésie, la destruction massive des forêts tropicales et des tourbières pour y installer des plantations d’huile de palme a fait du pays le troisième émetteur de gaz à effet de serre (après les Etats-Unis et la Chine).
A Bruxelles comme à Copenhague, la lutte contre la déforestation doit être une des priorités des chefs d’Etat et de gouvernement.
Vous pouvez faire pression sur eux en signant notre pétition » Zéro déforestation « .
Plus d’infos sur la déforestation en Indonésie et la nécessité d’un fonds international contre la déforestation.
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Le principe de ces projets est de permettre aux entreprises des pays industrialisés de poursuivre leurs émissions de gaz à effet de serre en échange d’un investissement dans la protection d’une zone forestière dans un pays en développement. La déforestation évitée dans ces pays » autoriserait » ces entreprises à poursuivre leurs activités polluantes dans leur pays d’origine. Ces projets de compensation sont évoqués par certains comme le seul moyen réaliste de réduire la déforestation, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.
En 1997, trois géants américains de l’énergie ont signé un accord de ce type avec le gouvernement bolivien (connu sous le nom de projet » Noel Kempf « ). Il a servi de modèle en la matière. Greenpeace a donc voulu vérifier si ce projet résistait à une analyse détaillée. La réponse est clairement négative. Notre étude prouve que ce projet ne permet pas de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre et ne réduit pas significativement la déforestation. En outre, il n’offre pas de bénéfice durable aux populations locales. En réalité, les projets de ce type sont une fausse bonne idée.
La synthèse de notre étude en français
La version intégrale en anglais
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Les militants Greenpeace du groupe local de Chambéry ont accueilli nos rescapés de la déforestation afin de témoigner de la la fonte de la Mer de Glace à Chamonix . Le glacier perd annuellement 6 mètres d’épaisseur et 30 de long. L’urgence climatique est d’ores et déjà visible sur le territoire français.
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Le créateur de notre bureau en République Démocratique du Congo (RDC), René Ngongo, a reçu mardi 13 octobre le « Right Livelihood Award ». Ce prix, souvent qualifié de Nobel « alternatif », le récompense pour son combat contre la déforestation dans le bassin du Congo.
Né en 1961 à Goma dans l’est de la RDC, René Ngongo a fondé en 1994 OCEAN (Organisation concertée des écologistes et amis de la nature), une ONG basée à Kisangani et Å“uvrant pour la protection de la forêt. Faisant preuve d’un grand courage, il a affronté ceux qui détruisent la forêt primaire du bassin du Congo. Dix ans plus tard, il a commencé à travailler avec Greenpeace et est apparue comme la personne idéale pour fonder notre bureau en RDC l’an dernier.

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Quatre des plus grands noms du commerce de viande et de cuir ont fait un grand pas le 5 octobre pour une meilleure protection de la forêt amazonienne. Bertin (premier exportateur de cuir au monde), JBS-Friboi (premier producteur mondial de viande bovine), Marfrig (quatrième négociant mondial de viande bovine) et Minerva (troisième exportateur brésilien de bÅ“uf) ont annoncé qu’ils ne se fourniront plus auprès d’élevages brésiliens établis sur des terrains issus de la déforestation. Cette annonce est le résultat de dix ans de campagnes de Greenpeace contre la destruction de l’Amazonie.

Un des temps forts de cette campagne avait été en juin dernier la publication d’un rapport de Greenpeace sur la déforestation en Amazonie. Ce rapport montrait, après trois ans d’enquête, que l’élevage était désormais responsable de 80% de cette déforestation et que tout une filière était à réformer. Nous dénoncions les industriels (Bertin, Marfrig, etc.), les distributeurs (Carrefour, Wal-Mart, etc.) et des marques textiles comme Adidas, Nike et Timberland. En se fournissant auprès d’éleveurs brésiliens sans s’interroger sur le rôle de ceux-ci dans la déforestation, ces grands noms se faisaient complices de la destruction de l’Amazonie. Nous leurs demandions donc de mettre en place une chaîne de traçabilité complète du cuir et de la viande.
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Le géant américain des mouchoirs en papier Kimberly-Clark a annoncé le 5 août qu’il allait enfin participer à la protection de la forêt canadienne. Il s’engage à ce que d’ici deux ans 40% des fibres utilisées dans ces produits soient recyclées ou certifiées FSC.
La marque Kimberly-Clark n’est pas très connue en France. C’est pourtant le numéro un mondial du mouchoir en papier, notamment par sa marque « Kleenex ». C’est aussi le fabriquant de couches-culottes comme les « Huggies ». Par ses différents produits, Kimberly-Clark est présent dans 150 pays et ses bénéfices se comptent en milliards de dollars.
Mais jusqu’à présent, Kimberly-Clark n’était pas très soucieux de la provenance des fibres utilisées dans la fabrication de ses produits. La plupart viennent d’exploitations forestières qui ne sont pas gérées de façon durable ou de forêts anciennes comme la forêt boréale canadienne. Les « Kleenex » que nous achetons tous les jours ne contiennent pas de fibres recyclées, loin de là !
Les coupes claires dans la foret canadienne représentent pourtant une atteinte à la biodiversité de ces régions. Elles menacent notamment le caribou et les oiseaux migratoires, mais également les équilibres climatiques planétaires. Ces coupes détruisent les puits de carbone que représentent les forêts et participent ainsi à l’augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il faut savoir que la déforestation est aujourd’hui responsable de 20% de ces émissions.
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France — Dans une lettre ouverte transmise samedi au Ministre congolais de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, Greenpeace dénonce un grave manque de transparence dans la mise en application de la « réforme » du secteur forestier et demande au Gouvernement des clarifications urgentes.
Cette réforme, financée par les bailleurs internationaux, a été lancée il y a 7 ans déjà . En janvier 2009, le Ministre a annoncé les résultats finaux du processus de « révision légale » des titres d`exploitation forestière. Or un projet du Gouvernement de légaliser une poignée de titres supplémentaires, invalidés par la Commission interministérielle (CIM), semble toujours d`actualité. Une lettre de protestation de la société civile congolaise contre ce projet est restée sans réponse.
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Greenpeace participe à l’opération « Paris-Plages ».
Notre stand a pour thème la déforestation dans le monde et ses conséquences sur le climat.

Au programme:
une exposition qui présente les moteurs et les enjeux de la déforestation en Amazonie, dans le bassin du Congo, en Asie du Sud-Est, etc.
un stand d’information, d’échanges et de signatures de pétition
un quizz pour petits et grands
des animations pour les enfants.
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