Forêts le 19 novembre 2009

Une victoire en Indonésie contre la déforestation : un des géants du papier voit ses activités suspendues

Le ministre indonésien des Forêts a annoncé ce 19 novembre qu’il suspendait temporairement les activités d’un des géants de l’industrie de la pâte à papier (APRIL, Asia Pacific Resources International Holding Limited)  dans la péninsule de Kampar, sur l’île de Sumatra. Cette suspension doit permettre une révision de la légalité des autorisations délivrées à APRIL pour ses activités de déforestation dans la région. Greenpeace se félicite de cette annonce, qui fait suite à sa mobilisation dans cette partie de l’île de Sumatra et à la création d’un ” camp des défenseurs du climat et de la forêt “.

Nous regrettons cependant que cette annonce ait été précédée de l’expulsion du territoire indonésien de treize activistes de Greenpeace et de deux journalistes (indien et italien) venus enquêter sur la déforestation. Nous demandons également que le gouvernement indonésien s’engage à lutter de façon résolue contre la déforestation et ne se contente pas de mesures temporaires.

photo2

La création de ce ” camp des défenseurs du climat et de la forêt ” à la fin du mois d’octobre était destinée à alerter sur les conséquences dramatiques de la destruction des forêts tropicales et des tourbières. Greenpeace tient à rappeler que 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. Celle-ci joue donc un rôle majeur dans les changements climatiques en cours.

Ce dossier doit impérativement être abordé lors du sommet international sur le climat qui se tiendra à Copenhague dans trois semaines. Greenpeace y réclamera notamment la création d’un fonds mondial de lutte contre la déforestation.

Vous pouvez nous aider dans ce combat en signant notre pétition ” Zéro déforestation “.

Près de 100 000 personnes l’ont déjà fait !

9 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 19 novembre 2009

Bois illégal : Greenpeace et plusieurs ONG portent plainte contre un géant mondial du bois

Le 18 novembre, Greenpeace et d’autres ONG ont déposé une plainte visant la filiale française de DLH, l’un des plus importants marchands de bois au monde. Elles accusent DLH-France d’avoir acheté de 2000 à 2003 du bois au Libéria au mépris de la législation en vigueur et alors que le pays était en pleine guerre civile. Pire : ce trafic aurait financé le régime sanguinaire de Charles Taylor.

sete2002
Dès 2002, Greenpeace a mené campagne et multiplié les actions (comme ici) pour dénoncer le trafic de « bois de guerre » en provenance du Libéria.

De 2000 à 2003, DLH-France se serait fourni en bois auprès d’entreprises forestières libériennes corrompues, sans scrupules qui agissaient en dehors de toute réglementation. Greenpeace et les autres plaignants disposent de sérieux éléments prouvant que les fournisseurs de DLH pratiquaient corruption, évasion fiscale, dégradation de l’environnement, commerce d’armes et atteintes aux droits de l’homme. En outre, ces fournisseurs finançaient les activités du président libérien Charles Taylor, actuellement jugé pour crimes de guerre.

DLH serait donc coupable de recel. En clair, les ventes de bois alimentaient la guerre civile et DLH-France a fermé les yeux sur ce trafic. Pourtant, dès 2001, plusieurs ONG avaient alerté DLH. Il a fallu que l’ONU se saisisse de la question et décrète en 2003 un embargo sur le bois en provenance du Libéria pour que DLH cesse ses activités.

Pour autant, il n’est pas question que ce trafic reste impuni. C’est le sens de la plainte déposée le 18 novembre devant le procureur de la République de Nantes par Greenpeace et d’autres ONG (Global Witness, Sherpa, les Amis de la Terre) et un éminent activiste libérien (Alfred Brownell).

Par ailleurs, cette plainte rappelle une nouvelle fois que l’Union européenne doit se doter d’une réglementation exigeante sur le commerce du bois. Elle serait susceptible de bannir l’importation de bois illégal en Europe. Pour rappel, cette législation est actuellement en débat au niveau européen.

3 avis publiés, donnez le votre
Forêts, Les réfugiés climatiques le 17 novembre 2009

Nos rescapés de la déforestation sont à Nantes

Les militants Greenpeace du groupe local de Nantes ont accueilli nos ” rescapés de la déforestation “.  Après Paris, Cannes, Bordeaux, Lille, Toulouse et Chambéry, Nantes est la septième étape de ce Tour de France de nos ” rescapés “.

A un mois du sommet international de Copenhague sur le climat, il s’agit de rappeler que 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. A Copenhague, ce problème doit être abordé. Greenpeace exige qu’un fonds mondial de lutte contre la déforestation soit créé à cette occasion.

Avec nous, agissez contre la déforestation et pour le climat.  Signez notre pétition ” Zéro déforestation ” !

2 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 12 novembre 2009

Mobilisation de Greenpeace contre la déforestation et la destruction des tourbières en Indonésie

Le 12 novembre, dans la péninsule de Kampar à Sumatra, cinquante activistes du « camp des défenseurs du climat et de la forêt » se sont enchaînés à sept « excavateurs » appartenant à Asia Pacific Resources International Holding Limited (APRIL - RGE), l’un des plus gros producteurs indonésiens de pâte à papier. Le but était d’empêcher la compagnie de détruire la forêt pour la convertir en plantations destinées au marché international.

Le blocage a duré plus de dix heures, jusqu’à l’intervention des forces de police locales et l’arrestation de certains activistes. Mais, notre action n’a pas été vaine : dans la journée, on apprenait que la multinationale finlandaise du papier UPM-Kymmene, l’un des principaux clients d’APRIL et le leader mondial du papier-photocopie, annonçait qu’elle cessait toute relation commerciale avec l’un des champions de la déforestation indonésienne.

Les actions en images :

Lire la suite »

6 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 10 novembre 2009

L’actrice Mélanie Laurent se joint à l’action de Greenpeace en Indonésie

L’actrice française Mélanie Laurent s’est rendue pendant quatre jours à l’invitation de Greenpeace à Sumatra en Indonésie pour y découvrir la réalité de la déforestation. Des hectares de forêts y disparaissent chaque jour au profit des industries de l’huile de palme, de l’acacia, de la pâte à papier, etc.

« La destruction des forêts est l’une des causes principales des changements climatiques. C’est pourquoi j’ai tenu à venir ici avec Greenpeace, à la frontière de la déforestation, pour voir de mes propres yeux la catastrophe en cours et appeler les leaders mondiaux qui vont se rassembler à Copenhague à tout mettre en œuvre pour stopper la déforestation, ici et partout dans le monde. C’est une des manières d’éviter la catastrophe climatique », explique Mélanie Laurent.

wr_indonesia_ml_tour_053

Lire la suite »

22 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 29 octobre 2009

Greenpeace a bloqué un navire à St-Nazaire pour dénoncer la déforestation en Indonésie

Jeudi 29 octobre, durant huit heures, nos activistes ont empêché un navire en provenance d’Indonésie de décharger 15 000 tonnes de tourteaux de palme au port de Montoir-de-Bretagne (à 5 km de Saint-Nazaire). Ces tourteaux sont les résidus solides issus de l’extraction de l’huile des palmiers à huile. En bloquant leur déchargement, Greenpeace protestait contre le développement de l’industrie de l’huile de palme en Indonésie, un développement synonyme de déforestation et d’émissions de gaz à effet de serre.

Greenpeace demande aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne qui se réunissent actuellement à Bruxelles de s’engager fermement contre la déforestation, dans la perspective du sommet international sur le climat qui s’ouvrira à Copenhague le 7 décembre.

Jeudi 29 octobre au matin, une dizaine de nos activistes ont embarqué sur des bateaux pneumatiques, tandis qu’une dizaine d’autres ont grimpé sur les grues du terminal pour bloquer tout déchargement. Nos militants ont peint en blanc l’inscription ” Climate crime ” (” Crime climatique “) sur la coque du bateau. Des banderoles ont été déployées sur lesquelles on pouvait lire ” Déforestation = changement climatique “.

Greenpeace rappelle que 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. En Indonésie, la destruction massive des forêts tropicales et des tourbières pour y installer des plantations d’huile de palme a fait du pays le troisième émetteur de gaz à effet de serre (après les Etats-Unis et la Chine).

A Bruxelles comme à Copenhague, la lutte contre la déforestation doit être une des priorités des chefs d’Etat et de gouvernement.

Vous pouvez faire pression sur eux en signant notre pétition ” Zéro déforestation “.

Plus d’infos sur la déforestation en Indonésie et la nécessité d’un fonds international contre la déforestation.

23 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 16 octobre 2009

Une étude de Greenpeace prouve l’inefficacité des accords de “compensation carbone”

GP Campanha

Le principe de ces projets est de permettre aux entreprises des pays industrialisés de poursuivre leurs émissions de gaz à effet de serre en échange d’un investissement dans la protection d’une zone forestière dans un pays en développement. La déforestation évitée dans ces pays “autoriserait” ces entreprises à poursuivre leurs activités polluantes dans leur pays d’origine. Ces projets de compensation sont évoqués par certains comme le seul moyen réaliste de réduire la déforestation, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

En 1997, trois géants américains de l’énergie ont signé un accord de ce type avec le gouvernement bolivien (connu sous le nom de projet “Noel Kempf”). Il a servi de modèle en la matière. Greenpeace a donc voulu vérifier si ce projet résistait à une analyse détaillée. La réponse est clairement négative. Notre étude prouve que ce projet ne permet pas de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre et ne réduit pas significativement la déforestation. En outre, il n’offre pas de bénéfice durable aux populations locales. En réalité, les projets de ce type sont une fausse bonne idée.

La synthèse de notre étude en français
La version intégrale en anglais

2 avis publiés, donnez le votre
Forêts, Les réfugiés climatiques le 13 octobre 2009

Les militants du groupe local de Chambéry ont accueilli nos rescapés de la déforestation

Les militants Greenpeace du groupe local de Chambéry ont accueilli nos rescapés de la déforestation afin de témoigner de la la fonte de la Mer de Glace à Chamonix . Le glacier perd annuellement 6 mètres d’épaisseur et 30 de long. L’urgence climatique est d’ores et déjà visible sur le territoire français.

Lire la suite »

7 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 13 octobre 2009

René Ngongo, de Greenpeace Afrique, récompensé pour son combat contre la déforestation

Le créateur de notre bureau en République Démocratique du Congo (RDC), René Ngongo, a reçu mardi 13 octobre le « Right Livelihood Award ». Ce prix, souvent qualifié de Nobel « alternatif », le récompense pour son combat contre la déforestation dans le bassin du Congo.

Né en 1961 à Goma dans l’est de la RDC, René Ngongo a fondé en 1994 OCEAN (Organisation concertée des écologistes et amis de la nature), une ONG basée à Kisangani et œuvrant pour la protection de la forêt. Faisant preuve d’un grand courage, il a affronté ceux qui détruisent la forêt primaire du bassin du Congo.  Dix ans plus tard, il a commencé à travailler avec Greenpeace et est apparue comme la personne idéale pour fonder notre bureau en RDC l’an dernier.

rene_ocean_01

Lire la suite »

10 avis publiés, donnez le votre
Forêts le 7 octobre 2009

Un grand jour pour la forêt amazonienne

Quatre des plus grands noms du commerce de viande et de cuir ont fait un grand pas le 5 octobre pour une meilleure protection de la forêt amazonienne. Bertin (premier exportateur de cuir au monde), JBS-Friboi (premier producteur mondial de viande bovine), Marfrig (quatrième négociant mondial de viande bovine) et Minerva (troisième exportateur brésilien de bœuf) ont annoncé qu’ils ne se fourniront plus auprès d’élevages brésiliens établis sur des terrains issus de la déforestation. Cette annonce est le résultat de dix ans de campagnes de Greenpeace contre la destruction de l’Amazonie.

Cattle ranching survey Para State, Amazon Rainforest

Un des temps forts de cette campagne avait été en juin dernier la publication d’un rapport de Greenpeace sur la déforestation en Amazonie. Ce rapport montrait, après trois ans d’enquête, que l’élevage était désormais responsable de 80% de cette déforestation et que tout une filière était à réformer. Nous dénoncions les industriels (Bertin, Marfrig, etc.), les distributeurs (Carrefour, Wal-Mart, etc.) et des marques textiles comme Adidas, Nike et Timberland. En se fournissant auprès d’éleveurs brésiliens sans s’interroger sur le rôle de ceux-ci dans la déforestation, ces grands noms se faisaient complices de la destruction de l’Amazonie. Nous leurs demandions donc de mettre en place une chaîne de traçabilité complète du cuir et de la viande.

Lire la suite »

8 avis publiés, donnez le votre