Déforestation en Indonésie : les fausses promesses de Sinar Mas
Malgré sa promesse, le premier producteur d’huile de palme en Indonésie a choisi de poursuivre la destruction des forêts tropicales et des tourbières profondes sur l’île de Bornéo. Sinar Mas, via sa filiale Smart (spécialisée dans l’huile de palme), a continué à déboiser des forêts à haute valeur de conservation en dépit de son engagement d’y mettre fin au 1er juillet.

Greeenpeace publie des photos aériennes, preuves évidentes de la poursuite de l’entreprises de destruction, par Sinar Mas, de forêts primaires, sanctuaires de la biodiversité.
Un nouveau rapport sur la situation est disponible ici (en anglais)
Sinar Mas veut aller encore plus loin
Les ambitions de Sinar Mas concernent l’expansion de son empire de l’huile de palme et de la pâte à papier sur des millions d’hectares supplémentaires en Indonésie, y compris au sein de vastes massifs forestiers et de tourbières de la province de Papouasie (partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée). Ces projets de développement sont mis en avant dans des documents confidentiels de Sinar Mas que Greenpeace s’est procurés.
Sinar Mas prétend ne pas développer ses activités sur les tourbières et protéger les forêts « à haute valeur de conservation ». Depuis un premier rapport paru en 2007, les recherches menées par Greenpeace ces dernières années ont montré à plusieurs reprises que les pratiques du groupe entraînaient la destruction de zones de forêts de tourbières, notamment des zones d’habitat de tigres et d’orangs-outans.
Les nouveaux éléments publiés aujourd’hui par Greenpeace mettent en évidence les activités destructrices de Sinar Mas sur deux de ses concessions situées sur l’île de Bornéo (PT Agrolestari Mandiri et PT Bangun Nusa Mandiri, district de Ketapang, Kalimantan occidental).
Dans le premier cas, un document confidentiel de Sinar Mas révèle que près d’un tiers de la concession est constitué de tourbières, et que la plupart de ces tourbières ont une profondeur supérieure à trois mètres. Or conformément à la loi indonésienne, il est interdit de déboiser des tourbières aussi profondes.
Sur les photographies prises par Greenpeace, on peut voir des agents de la compagnie en train de détruire une zone de tourbières. Dans le second cas, les photographies de Greenpeace montrent le déboisement récent de zones forestières qui, comme l’affirme une étude du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), servent d’habitat aux orangs-outans.
Dans le deux cas, les clichés ont été pris par un photographe de Greenpeace, accompagné de journalistes issus d’agences de presse reconnues : Reuters, AFP et Kompas.
Sinar Mas doit s’engager de manière transparente et changer de cap
A l’aune de ces dernières révélations, Greenpeace demande à Sinar Mas d’assumer ses actes et de publier la carte de l’ensemble de ses possessions foncières, afin d’analyser quelles sont les zones particulièrement importantes pour la préservation du climat et de la biodiversité – et de savoir ce que fait exactement Sinar Mas sur ces zones…
Sinar Mas a été pris la main dans le sac, en train de détruire des forêts tropicales d’une valeur inestimable, et de fouler aux pieds les maigres promesses qu’il avait faites, lorsqu’il s’était engagé à changer d’attitude. Si nous voulons que les forêts indonésiennes puissent subsister, les activités de groupe Sinar Mas doivent être maîtrisées.
Ces preuves accablantes sont publiées le jour même où le groupe Sinar Mas devait rendre public un audit (qu’il a commissionné lui-même) sur ses activités dans quelques unes de ses concessions de palmiers à huile.
L’objectif de l’audit n’est pas d’évaluer les pratiques du groupe à travers l’ensemble de ses activités, mais plutôt d’examiner les accusations portées par Greenpeace au cours de ces dernières années. Le cabinet de relations publiques Bell Pottinger, chargé de la communication du groupe, a été contraint d’annoncer cette semaine le report de la publication des résultats de l’audit. Notons que ce cabinet représente également les intérêts du pétrolier Trafigura, condamné la semaine dernière pour transporté illégalement des déchets toxiques en Afrique.
Au cours des derniers mois, plusieurs multinationales de premier plan – notamment Unilever, Kraft et Nestlé – ont réagi suite aux preuves apportées par Greenpeace en mettant fin à leurs contrats avec Sinar Mas. Toutefois, Greenpeace appelle d’autres groupes, et notamment le géant du négoce Cargill, à agir rapidement pour que la destruction de l’huile de palme ne fasse plus partie de leur processus d’approvisionnement.
Nos documents sur le sujet :
La palme du réchauffement, synthèse en français du rapport intitulé Cooking the Climate, novembre 2007
La face cache de Sinar Mas – Greenpeace dénonce le double jeu du géant industriel de l’huile de palme, membre de la RSPO et acteur de la déforestation illégale, décembre 2009
Rapport Pulping the planet (en anglais), Juillet 2010
Synthèse du rapport Pulping the planet en français





ils ne s’arrêterons jamais tous seul,y’a trop d’argent en jeu,c’est toujours pareille:une poignée de riche qui détruisent et pillent le bien des pauvres.Faut faire couler l’entreprise(en boycottant tout les produits issus de cette exploitation,mais faut les trouver et les lister),et en sabottant leur chantier de mort.
Merci à Greenpeace de nous donner la liste complète des produits finaux issu de l’entreprise Sinar Mas
Sans vouloir jouer au correcteur, ya pas une erreur de rédaction sur la dernière phrase de l’article ?
Cyril a raison +1 !!
En passant, l’huile de palme est de toute façon pas terrible pour ton corps si je me gourre pas, donc un coup d’oeil à l’étiquette avant d’acheter, et si il y a de l’huile de palme, ou « huile partiellement hydrogénée » dedans, choisis un autre produit. En tout cas c’est ce que je fais pour l’instant, en attendant d’être mieux informé.
Remplacer le « Le cabinet de relations publiques Bell Pottinger » par le « Le cabinet de propagande Bell Pottinger » complice de l’acte de destruction de Sinar Mas.
Ce genre de « cabinet » est tout juste bon à s’asseoir dessus et a recevoir la grosse commission, qui peut attribuer une quelconque valeur à une bande de mercenaire de la manipulation médiatique, pour eux le noir devient blanc du moment que la paye est bonne !
Heureusement que des organisations comme Greenpeace sont là pour dévoiler leurs mensonges, ce que hélas ne fait plus le journalisme « professionnel » trop corrompu par les grandes entreprises.
Je pense qu’une telle liste n’existe pas. La quantité de produits est trop grande pour créer une telle liste.
La solution la plus facilement applicable est tout simplement d’éviter tout produit contenant dans la liste d’ingrédients :
– huile de palme
– huile végétale (sans précision de composition)
– « palmate » (pour les savons, les composants sont souvent opaques mais vous pouvez détectez l’huile de palme avec les mots contenant « palm », souvent dans les 3 ou 4 premiers ingrédients)
Par rapport à la santé, effectivement l’huile de palme est mauvaise pour la santé pour les raisons suivantes :
elle contient 5 fois plus d’acides gras saturés (responsables du mauvais cholestérol ; ~50% d’AG saturés) que les huiles que nous consommions « avant » (e.g. tournesol, colza : ~10-15% d’AG saturés).
Ainsi, lorsque nous consommons un produit basé sur l’huile de palme, la moitié des graisses que nous avalons est composée d’acide gras saturés, ce qui se rapproche des graisses animales.
Il est facile de détecter l’huile de palme quand il n’y a que de « l’huile végétale » inscrite dans les ingrédients : il faut regarder la proportion d’acide gras saturés par rapport aux non saturés. Les résultats sont souvent éloquents. Si vous avez du cholestérol, il est impératif d’éviter comme la peste ces produits.
A noter que cela peut aussi indiquer la présence d’autres graisses comme celle de coco. A mon avis, dans le doute, et pour votre santé, évitez.
Enfin, le plus grave est qu’on la retrouve dans énormément de produits. Des céréales pour le petit déjeuner au pain de mie en passant par tous les biscuits apéros, les pâtes à tarte, les biscuits du goûter, bref dans la majorité du rayon alimentaire, jusque dans les savons et cosmétiques.
Cependant, j’ai toujours su trouver des produits sans huile de palme dans les supermarchés, sauf pour 2 catégories : les biscottes et le pain de mie.
Certaines marques vantent carrément le fait de ne plus utiliser d’huile de palme (e.g. les chips Lay’s qui mettent en avant sur le paquet « -72% d’acides gras saturés »).
Côté biscuits du goûter, tous les biscuits « pur beurre » ne contiennent pas d’huile de palme. Sinon, en cherchant rapidement vous en trouverez avec de l’huile de tournesol.
Pour conclure, tant pour des raisons écologiques que de santé, il est nécessaire d’éviter à tout prix les produits contenant de l’huile de palme. N’hésitez pas à passer le message, en particulier aux gens qui souffrent de cholestérol.
une promesse c’est une promesse… …Sinar Mas ne l’a pas tenu.
MERCI GREENPEACE pour ce que vous avez fait
Sinar Mas ne sont vraiment qu’une bande de chacals…
Non comptant de détruire un des biens les plus précieux des générations futures, à savoir la biodiversité d’une forêt primaire, ils se foutent de la g***le des gens en prenant des engagements qu’ils ne respectent même pas.
Maintenant, sans forcement publier la liste de tous les produits qui utilisent de l’huile de palme issu des exploitations de Sinar Mas, il serait pas mal de savoir qui sont les clients de Sinar Mas. Ainsi, en appelant à éviter les produits de ces marques (je crois que l’appel au boycott en France est interdit) tout en poussant ces fameuses marques à changer de fournisseurs, ça devrait porter ses fruits.
Car, au vu des produits contenant de l »huile de palme, difficile de savoir lesquels contiennent de l’huile de Sinar Mas (j’ai découvert il y a peu qu’il y avait de l’huile de palme dans les biscuits bio au sésame… maintenant c’est de l’huile de palme bio… par contre, est-elle issue de parcelle bio issu de la déforestation, ça je ne sais pas, et ça m’embête un peu pour le coup)
Ou comment l’espèce humaine se comporte tel un virus dans un corps : elle s’y développe, l’épuise en pillant ses ressources. Du coup le corps, malade et affaibli meurt et le virus disparaît avec lui…Bis répétita à l’échelle de la planète terre ? A ce rythme, l’affaire va être pliée plus vite que prévu.
Rien à dire sur Sinar Mas, je ne connais pas assez bien.
Comme je l’ai indiqué sur ce blog, à la page « Congo : Marion Cotillard face au pillage des forêts congolaises », j’attends un démenti public de Greenpeace concernant les graves accusations éditées sur le site de Radio Okapi à l’encontre d’un employé de la SODEFOR en République Démocratique du Congo.
Ne pas démentir de tels propos mensongers est inacceptable.
Je rappelle l’article que j’ai mis en ligne par ailleurs sur ce blog:
« Le 9 mars 2010, un article publié sur le site de Radio Okapi a fait état de très graves accusations diffamatoires et totalement infondées, de torture, qui seraient portées par Greenpeace à l’encontre d’un employé de SODEFOR. Je constate que ces accusations ne sont reprises ni dans les reportages ni sur le site de Greenpeace. Ces accusations sont-elles confirmées et assumées par Greenpeace ? Si non, merci à Greenpeace au minimum de publier un démenti et de demander à Radio Okapi de rectifier son article. »
Juste une question quand même sur Sinar Mas. Sauf erreur de ma part, les africains consomment beaucoup d’huile de palme (trop surement, les plats sont trop gras et l’abuts d’huile de palme est surement mauvais pour la santé). Quelle partie est issue d’importation depuis l’asie, sachant qu’il y a peu de plantations industrielles de palmiers à huile en Afrique. Quelles sont les solutions de remplacement?
Pour Bob, les Africains (Afrique centrale) ont en général une alimentation moins grasse que notre alimentation occidentale donc cela est moins gênant d’un point de vu santé car ils ne cumulent pas cette huile à d’autres graisses comme nous.
Merci Cyril, l’alimentation des pays d’Afrique que je connais (Afrique Centrale) reste malgré tout déséquilibrée avec pas assez de fruits et légumes verts , mais Ok avec toi sur le non cumul des graisses.
Le poulet à la moambe ou les beignets frits dans l’huile, c’est surement très gras, mais c’est tellement bon.