Forêts | le 20 mai 2011

RDC : conflits entre compagnies d’exploitation du bois et communautés forestières

Des conflits ont éclatés en avril et en mai entre des compagnies d’exploitation du bois et des communautés forestières. Ces conflits se sont soldés par des interventions violentes de la police, des arrestations et, selon les premières informations, des exactions.

Les incidents se sont passés dans le groupement Yalisika en territoire de Bumba, dans la province de l’Équateur fin avril 2011. Un conflit a opposé des membres de la communauté Bosanga du village de Yalisika à la Siforco (la filiale congolaise du groupe Danzer). A la base de ce conflit, le non respect du cahier de charges signé depuis 2005 entre la communauté de Yalisika et la Siforco.
La Siforco a fait appel aux forces de police, ce qui s’est soldé par une intervention violente : il a été rapporté à Greenpeace que des villageois ont été violemment battus ce qui aurait entraîné la mort d’une personne, Monsieur Moloma Tika Frédéric. Plusieurs femmes auraient également été violées tandis que des biens des villageois étaient détruits.
Le dimanche 15 mai, Greenpeace a été informé que des villageois ont été battus et arrêtés par la police dans la zone d’Inongo (Province de Bandundu). Ces faits seraient liés, selon des sources fiables, à un conflit entre la communauté locale et la Sodefor (filiale congolaise du groupe enregistré au Lichtenstein, NST, NordSüdTimber). Sept personnes ont été en détention pendant plusieurs jours, dans des conditions considérées comme dégradantes, et sans que des charges claires ne soient retenues contre eux.

Une des principales causes de ces récurrents conflits violents est l’absence totale de plan d’utilisation des sols dans les forêts allouées à l’exploitation forestière. Il est urgent que le gouvernement de République Démocratique du Congo et la communauté des bailleurs de fonds s’engagent fermement pour un maintien du moratoire existant sur de nouvelles allocations de concessions forestières
Les deux compagnies Sodefor et Siforco prétendent pratiquer une “gestion durable des forêts”, soutenues par certains pays donateurs. Par exemple, en janvier, la Sodefor a obtenu un certificat FSC (Forest Stewardship Council- Controlled Wood certificate) pour des zones d’exploitation forestières où des conflits ont déjà eu lieu. Le 13 mai, Greenpeace international a déposé une plainte officielle auprès du FSC pour que le label se dissocie de la compagnie Sodefor, en accord avec ses propres règles.
Depuis plusieurs mois, Greenpeace a demandé au FSC à suspendre toute décision sur de nouveaux certificats du label à des exploitations forestières dans le Bassin du Congo, tant que les préconditions à un rétablissement de la crédibilité du FSC dans la région ne sont pas remplies. Les récentes violences nous montrent que la gestion durable des forêts n’existe pas aujourd’hui en République Démocratique du Congo. Pour éviter de futures certifications controversées et pour maintenir le support des partenaires et membres du FSC, le FSC ne doit plus s’associer à des compagnies comme la Sodefor.
De telles compagnies ne sont pas seulement impliquées dans la fragmentation de très grandes zones de forêts à haute valeur de conservation, mais aussi dans des conflits qui conduisent à des violations des droits humains. 

Greenpeace appelle le gouvernement de la République Démocratique du Congo à s’engager à maintenir le moratoire existant sur l’attribution de nouveaux permis d’exploitation forestière industrielle, ceci notamment tant qu’un plan de zonage participatif n’a pas été mis en place.

14 avis pour “RDC : conflits entre compagnies d’exploitation du bois et communautés forestières”

  1. independance chacha dit :

    merci à Greenpeace de nous informer de ce qui se passe au fin fond des forêts congolaises, où personne / ou pas grand monde ne peut témoigner…

  2. Innocent Balagizi dit :

    Il est grand moment de renforcer les capacités des communautés locales pour veiller et assoeir leurs droits environnementaux souvent bafoués. A quand l’application de la convention sur la Diversité Biologique ( surtout en son objectif 3 ” partage des bénfices”. L’autorité congolaise est-elle informée ou pas.
    - Si non, merci pour Greenpaece d’organiser une formation pour les autorités locales et ministérielles et à tous les niveaux
    -Si oui, alors l ya lieu de rappeler!!!
    merci pour ce partage

  3. Faust dit :

    Ca n’est pas lié à la RdC mais ça a un lien avec la campagne forêt alors je le post sur ce sujet :

    http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5iPmfFSob-7Mr4gApIeg7wbtJ3i_w?docId=6953106

    Triste nouvelle, mais qui illustre que, pour défendre leur intérêts pécuniers, certains sont prêts à tous, y compris l’assassinat.

    Ca s’annonce mal en Amazonie désormais, avec la remise en cause du code forestier et la porte ouverte à la reprise de la déforestation…

  4. Bob dit :

    Tout cela est bien regrettable s’il y a eu effectivement, dans le cas de SIFORCO, mort d’une personne et viols de plusieurs femmes, ce que l’enquête en cours permettra d’établir.

    Mais je trouve une nouvelle fois honteuse l’utilisation faite de cet évènement. SIFORCO a pris des engagements dans des accords signés avec les populations, et SIFORCO les respecte et a fait ces dernières années beaucoup pour les populations des territoires de Bumba et d’Aketi. Plus que les bailleurs de fonds… Des écoles, des marchés, des routes, de la fourniture de semences, de la création d’emplois. Demandez un peu au père Carlos à Bumba, lui-même grand bienfaiteur de la ville, ce qu’il en pense…

    Tout n’est pas toujours parfait, et parfois SIFORCO, malgré des efforts importants, a du retard dans certaines réalisations, je ne suis même pas sûr que ce soit la raison de ce conflit. A mon avis, la raison en est plutôt, comme souvent, des tensions entre des communautés locales, des jalousies d’une communauté qui voit ses voisines profiter à un moment donné des actions sociales de SIFORCO et qui veut faire pression pour obtenir aussi des réalisations ou de l’argent de l’entreprise.

    C’est tellement facile de dire que SIFORCO, ce sont des grands méchants qui martyrisent les gentilles populations locales, pourquoi se casse la tête à réfléchir au-delà de cette vision simpliste. On me dit que la télévision type TF1 est démagogique et sert des programmes « faciles à digérer » et populistes à ces téléspectateurs pour faire de l’audience. Certes, mais Greenpeace ne fait pas mieux.

    Je reprends une image déjà utilisée : vous êtes chez vous, une bande de délinquants arrivent, vous prend en otage, vous vole, vous menace. Peut-être avez-vous fait quelques erreurs envers eux, peut-être vous êtes-vous mal comporté. Cela leur donne-t-il le droit de commettre des actions violentes et illégales envers vous ? Cela fait-il de vous un criminel quand vous décrochez votre téléphone pour appeler la police à votre secours ?

    Voilà, c’est exactement ce qu’il s’est passé. Que SIFORCO ait commis des manquements ou non, on ne peut accepter, et surtout si l’on veut qu’un jour la RDC émerge du chaos dans lequel elle est plongée, que des gens vous agressent, vous volent, vous menacent et vous prennent en otage. Bien sûr, il faut négocier, SIFORCO le fait sans arrêt, chercher des solutions à l’amiable, mais quand la négociation n’aboutit pas, que les gens continuent à enfreindre la loi de leur pays, que faire d’autre que de faire appel aux autorités locales ? Pour reprendre l’exemple précédent, si vous êtes agressé chez vous, allez-vous réagir en négociant avec les délinquants, et renoncer irrémédiablement à appeler la police ?

    Les forces de l’ordre se comportent (très) mal ensuite, bien souvent en RDC et bien malheureusement, il faut que cela change, mais SIFORCO en est-elle responsable ? Dans ces conditions, qui pourra travailler à l’intérieur de ce pays, quelles ONG, quelles entreprises, si aucune loi n’est appliquée sous prétexte que quand on demande aux autorités de faire appliquer la loi, elles commettent des abus ?

    Des conflits entre populations, ou entre populations et autorité publique, il y en a eu et il y en a par ailleurs en RDC. De façon générale, l’exploitation forestière n’est aucunement responsable de cet état de fait, la RDC n’est pas encore un état de droit et pacifié. Pour le devenir, il faut de l’activité économique, de l’emploi, des revenus, ce à quoi le secteur forestier contribue.

    Encore une fois, je le dis toujours, la critique est facile, et toujours à sens unique et très orientée, où Greenpeace nous parle de tout ce que SIFORCO a fait de bien pour ce pays depuis les années 70 ? Où Greenpeace nous fait-elle part des éléments de réponse et des éclaircissements apportés par SIFORCO, et de la version qu’a l’entreprise des faits? Nulle part, ce ne serait pas vendeur, il faut continuer à présenter SIFORCO comme le grand méchant.

    Pendant ce temps, une entreprise chinoise exploite en toute illégalité sur la concession d’une autre entreprise, mais pas un mot de Greenpeace. La Chine n’est pas la cible, il faut attaquer seulement des entreprises européennes…

  5. Faust dit :

    Je m’étonnais de ne pas voir de réaction de ta part, Bob.

    Ok, les exactions commises ont été faites, non par les membres de SIFORCO, mais par les forces armées qu’elle a fait intervenir.

    Pour autant, les liens très étroits entre pouvoir et entreprises privées me posent un sérieux problème, d’autant plus dans un pays où les militaires sont, dans plusieurs régions, de véritables chiens fous…

    Avec ce qui se passe que ce soit en Afrique ou en Amérique du Sud, vouloir croire que les exploitants forestiers sont des gens honnêtes serait très naïfs. Il y en a, bien sûr, mais il y en a aussi d’autres qui sont uniquement attirés par la perspective de gains rapides et faciles comme des requins attirés par le sang d’une proie facile…

  6. Bob dit :

    Faust, à nouveau une réaction facile, et pleine à souhait de sous-entendus destinés à frapper les esprits. Il y aurait des liens entre SIFORCO et le « pouvoir », sous-entendu SIFORCO a demandé à l’armée de commettre des exactions, c’est bien ce que vous sous-entendez? C’est suffisamment flou pour laisser les gens imaginer le pire, sans rien affirmer explicitement. Alors expliquez nous un peu mieux : quels seraient les « liens étroits » en question, avez-vous des preuves de ce que vous avancez ? SIFORCO n’a rien demandé à l’armée et ne l’a pas “fait intervenir”, mais signalé des difficultés rencontrées sur le terrain à l’Administrateur du Territoire, représentant de l’Etat.

    Alors, si vous devez porter des accusations, qui sont très graves, soyez plus précis, apportez des preuves, puis entamez des recours en justice si SIFORCO a commis des actions illégales. Et sinon, en attendant, évitez ce genre de sous-entendus injurieux. Et si vous n’avez rien à dire de constructif, ne dîtes rien.

  7. independance chacha dit :

    Bob, enfin de retour…
    Bon, encore une fois, tu n’as pas bien lu le papier de ce blog… tu dis que GP accuse Siforco d’être coupable des exactions, c’est entièrement faux. GP écrit simplement que la situation sur les exploitations est extrêmement tendue, voire explosive et ce parcequ’il n’ y a par exemple aucun plan de zonage participatif, ce qui permettrait peut-être de dissiper quelques malentendus… Bob, Siforco que tu présentes comme les bienfaiteurs absolus de l’humanité (à ce propos, quand tu dis qu’ils font plus que les bailleurs, je crois savoir que des boites privées comme Siforco ou Sodefor bénéficient de prêts à taux bonifiés voire de dons de la part des bailleurs pour aller vers la certifications, etc. donc ce qu’ils font sur place, c’est parfois aussi grâce aux bailleurs) a elle même présenté sa version des faits, elle reconnait qu’elle a pris beaucoup de retard dans la mise en place de choses prévues dans le cahier des charges, etc. blablabla… Moi, ce que je dis de tout ça c’est que ces boites sont seuls maîtres à bord au coeur des forêts, qu’elles font le strict minimum pour se conformer avec le cahier des charges (et c’est normal, ce ne sont pas des entreprises philanthropiques, elles ont pour unique but de dégager du cash) et ceci pour tenter de nous faire croire que leur exploitation des forêts est durable, ceci pour gagner des nouveaux marchés. Dans le fin fond des forêts de RDC, qui contrôle la durabilité de l’exploitation de boites comme laSIFORCO ou SOdefor, tu as sans doute une réponse (quand je dis contrôle, c’est pas une fois tous les 4 ans…)… Allez, à bientôt Bob, saches que, dans les forêts de RDC -et ces conflits sociaux en sont bien la preuve- l’exploitation durable, ça n’existe pas…

  8. Faust dit :

    +1 independance chacha

    C’est exactement ça. Et Bob, je n’ai bien sûr jamais dit ni même insinué que la SIFORCO a demandé aux militaires de commettre des exactions. Cependant, lorsqu’on a un poids économique important, on a automatiquement une oreille plus qu’attentive de la part des politiques. C’est déjà valable chez nous alors dans un pays comme la RdC…

    Car la RdC n’est pas la France, et les violences (surtout faites aux femmes) de la part des militaires (gouvernementaux ou autres) ont fait l’objet d’un beau paquet de rapport (j’ai lu des choses tout bonnement abominables).

    Comme le dit independance chacha, vouloir faire croire que le développement durable est au coeur des préoccupations des exploitants forestiers seraient prendre les gens pour des c***. Ils font le strict minimum car désormais leur activité est sous surveillance (et encore, pas assez à mon goût) mais ça ne va pas plus loin.

  9. bob dit :

    Chers Independance chacha et Faust, l’article de Greenpeace ne prétend peut-être pas que SIFORCO est coupable (et je ne l’ai pas écrit je pense), mais il affirme que SIFORCO estresponsable des exactions faites.

    Faust, quand je lis « les liens très étroits entre pouvoir et entreprises privées me posent un sérieux problème, d’autant plus dans un pays où les militaires sont, dans plusieurs régions, de véritables chiens fous », j’y vois une insinuation évidente sinon que SIFORCO a demandé aux militaires de commettre des exactions, mais au moins doit en assumer en partie la responsabilité. Ce avec quoi je ne peux pas être d’accord.

  10. bob dit :

    Et je ne peux pas être d’accord pour les raisons mentionnées dans mon premier message.

  11. Olivia dit :

    ThatÂ’s more than sneisble! ThatÂ’s a great post!

  12. qnghaaotznu dit :

    AeVV5o cvmrdepriyjz

  13. richard dit :

    Bob, les gens comme vous sont de moins en moins crédibles. Qui a oublié les conditions d’entrée de la peste à Marseille (1/3 de la peuropéenne décimée) ? Le scandale de l’amiante (10 000 morts par an jusqu’en 2030) ? Des PCB ? Du sang contaminé ? Du chlordecone (quel nom !) ? Je ne cite, bien sur, que les faits avérés. Je passe sous silence les conditions d’exploitation du pétrole dans le delta du Niger, des gaz de schiste en Amérique (et bientot ds notre vieille Europe ?), la pollution des milieux par les pesticides ou des habitations par les produits chimiques ; bref ce ne sont pas les exemples qui manquent et qui balisent la jeune histoire de l’humanité. Le but n’est pas ici de passer en revue tous les dangers liés à l’activité économique qui nous menacent ainsi que notre environnement direct.
    Quel est point commun entre ces drames ? L’argent et le profit immédiat et le plus important possible.
    Dans tous les cas, on (les pouvoirs publics et les grand groupes industriels) savait mais on a laissé faire ; dans tous les cas on PRIVILEGIE LE PROFIT AUX DEPENDS DE NOTRE SANTE. Les pouvoirs publics et les lobbies (eh oui !) n’hesitent pas à organiser des actions de propagande et de desinformation pour nous imposer leurs choix, leur manière de vivre et de penser, nous faisant croire que ce qui est bon pour eux est bon pour nous.
    Pour ces raisons, vous n’êtes pas crédible ; pas plus que vous ne l’êtes quand vous mettez en doute la véracité des accusations (“s’il y a eu effectivement… mort d’une personne et viols de plusieurs femmes”) d’homicide et de viol, en pretendant que “l’enquête en cours permettra de l’établir”. Etes-vous naïf ? Quel est le poids de quelques misérables devant la puissance de l’argent alliée aux pouvoirs politiques ? Pourquoi les choses devraient se passer différemment ici, alors qu’ailleurs ce ne sont pas les exemples de petits propriétaires spoilés de leur terre qui manquent ?
    Je me pose bcp de questions au sujet des gens qui pensent comme vous (la majorité, je pense). A savoir sur les motivations d’un tel discours. Etes-vous banquier ? Exploitant forestier ? Lobbyiste ? Quel est votre interet, là dedans ?
    Ou alors, s’agit-il d’une simple posture politique, en lien, je suppose, avec le capitalisme triomphant et la droite decomplexée ?
    Ca ne sent pas très bon, tout ça…

  14. bob dit :

    Richard, je me demande bien qui est le plus crédible, entre moi qui vous explique patiemment les choses, dans leur complexité, et vous qui vous basez sur des comparaisons inappropriées et de grands principes idéologiques totalement déconnectés des faits que nous discutons ici. Je me permets quand même d’analyser l’une de vos comparaisons, la première.

    Je vous rassure, je ne suis pas responsable de la grande peste du 14ème siècle, et je ne vois vraiment pas de lien avec les conflits en RDC dont il question dans l’article de cette page. Le raisonnement que vous faîtes est le suivant si je comprends : « le commerce et l’attrait de l’argent ont provoqué l’entrée en Europe (pas seulement via Marseille, ceci dit en passant) d’une terrible épidémie. Donc bannissons le commerce et tous les profits honteux qui ne causent que des catastrophes. »

    Ca a le mérite d’être simple, mais c’est avant tout simpliste. Depuis son apparition (voire avant !), notre espèce ne survit et ne s’est développée que parce qu’elle a toujours cherché à aller voir plus loin, à se dépasser, à découvrir de nouveaux mondes, de nouveaux matériaux, de nouveaux outils, à inventer des techniques, à apprivoiser le monde qui l’entoure. Et ça continue. Et pourquoi en est-il ainsi ? La raison est à trouver dans un mélange d’intérêts collectifs et individuels. Et cette évolution est un tout : en même temps que les génois nous ramenaient la peste d’Asie, ils diffusaient dans toute l’Europe une culture artistique unique inspirée de leurs voyages et permise par leur opulence. Dans toute l’Europe, ils répandaient de nouveaux tissus, de nouvelles techniques architecturales, de nouvelles idées aussi qui amorceront la fin du système féodal honteux de la servitude. Les génois, les vénitiens et d’autres n’auraient jamais eu un impact aussi décisif sur nos cultures s’ils n’avaient pas agi aussi, voire surtout, par intérêt personnel. Faut-il regretter tout cela ? Cela valait-il le coup de prendre le risque de propager une terrible épidémie ?

    Bien sûr, il faut se fixer des limites et veiller à ne pas détruire toute cette civilisation extraordinaire que nous avons créée. Mais il le faut faire intelligemment, ne pas s’opposer systématiquement en vertu de principes idéologiques simplistes. Donc oui, il faut dans ce cas une enquête, et il faut bien établir les responsabilités. Et ne pas condamner en fonction de principes idéologiques.

    Je ne suis ni banquier, ni exploitant forestier, ni capitaliste, ni de droite. Mon intérêt est que nous continuions à être intelligents, ce sera bénéfique pour tous, en premier lieu pour ces peuples africains que j’aime et que je veux aider.

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