Forêts | le 8 avril 2011

Comment les conseils du cabinet McKinsey conduisent à la destruction des forêts

La majorité des forêts tropicales humides restantes dans le monde sont situées dans des pays en développement. Il est donc logique que les nations les plus riches aident à financer leur protection, puisqu’ils sont de surcroit responsables d’une grande part des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, et qu’ils sont également les premiers acheteurs des produits issus de la destruction des forêts tropicales.

À Cancun, un accord formel visant à créer et alimenter un fonds pour les forêts a été conclu. Afin d’être en mesure de bénéficier de ce fonds de protection de la forêt, les pays forestiers doivent présenter un plan détaillant la façon dont l’argent alloué sera utilisé.
Pour monter leur “dossier”, les pays concernés se sont tournés principalement vers un seul et unique cabinet de conseil : le cabinet McKinsey. Malheureusement, les conseils dispensés par la firme pour lutter contre la déforestation se sont révélés désastreux.

© Greenpeace / Peter Solness


McKinsey entre en scène

Lorsque les gouvernements donateurs ont commencé à évoquer un fonds pour la protection des forêts il y a quelques années, le cabinet McKinsey s’est positionné très rapidement comme un consultant de choix sur cette question.

McKinsey est largement reconnu au niveau mondial comme le cabinet le plus “influent et prestigieux de l’industrie du conseil”. En 2007, pour la cinquième année consécutive, McKinsey a été classé à la première position du classement Vault des cinquante plus grands cabinets mondiaux, et compte parmi ses clients 93 des 100 premières entreprises mondiales … des références qui ont largement de quoi rassurer les pays forestiers !

Le scénario catastrophe en République démocratique du Congo

Fin 2009, McKinsey est chargé de produire une analyse du potentiel REDD de la République Démocratique du Congo. Au final, le plan stratégique élaboré par le Gouvernement Congolais reprend in extenso les recommandations du cabinet, formulées en moins de 5 semaines. Et elles sont en total contradiction avec l’objectif affiché de protection des forêts et de leurs habitants, prévoyant notamment :
- l’expansion de l’industrie forestière sur 10 millions d’hectares supplémentaires de forêt dense humide ;
- des subventions pour l’industrie forestière afin qu’elle limite sa contribution à la dégradation des forêts (750 millions d’euros pour… le maintien de la situation actuelle) !
- plus d’un milliard d’euros annuels à horizon 2030 pour l’agro-industrie (huile de palme, etc.) pour qu’elle localise ses opérations en dehors des forêts denses ;

McKinsey fait systématiquement la part belle aux intérêts industriels. Dans sa vision des moteurs de la déforestation en RD Congo, l’industrie forestière est exonérée de toute responsabilité tandis que le petit paysan est pointé du doigt. Pourtant, McKinsey recommande de dépenser les milliards de la Communauté international pour dédommager les industriels… Cherchez l’erreur !

D’autres pays concernés

Greenpeace publie un rapport mettant en lumière l’influence néfaste de McKinsey sur les plans de lutte contre la déforestation – dans le cadre des négociations climatiques – de plusieurs pays forestiers: l’Indonésie, le Guyana, la Papouasie Nouvelle Guinée et la République Démocratique du Congo.

Le rapport de Greenpeace met à jour de nombreuses failles dans les méthodes utilisées par McKinsey pour produire ses recommandations. Le prestigieux cabinet s’abrite derrière le secret commercial pour ne pas révéler la façon dont il calcule ses chiffres – les fameux coûts d’opportunité, à la base de toutes ses recommandations. Le rapport révèle aussi nombre d’erreurs factuelles et de calculs fantaisistes, contribuant à biaiser son analyse.

Dans l’approche McKinsey, il n’est jamais question de communautés forestières, de biodiversité, ou de services rendus par les écosystèmes forestiers. Les forêts ne sont envisagées que dans une logique financière, comme source de profit pour des industriels ou de contribution à la balance commerciale des pays concernés. Aucune alternative de développement, plus durable et plus équitable, n’est envisagée.
Un pays comme la République Démocratique du Congo ne peut pas se permettre de suivre les conseils de la firme McKinsey ; et les bailleurs de fonds, comme la France, ne devraient plus consacrer l’argent du contribuable à les financer.


Lire le rapport en français

La version en anglais

64 avis pour “Comment les conseils du cabinet McKinsey conduisent à la destruction des forêts”

  1. Hervé COVES dit :

    Protéger une foret : c’est accepter de ne plus rien y faire, ou du moins, de laisser faire la nature.
    Protéger une forêt, ça ne devrait rien nous coûter.

    Les seuls qui s’en indignent sont ceux qui rêvaient d’y faire fortune, de vendre le bois, d’y planter des palmiers à huile où d’autres productions manufacturières pour l’occident, et voila qu’on les dédommage pour les bénéfices qu’ils ne feront plus.
    On les dédommage pour qu’ils ne nuisent plus!

    Est-ce cela la justice?

  2. Senji02 dit :

    Je trouve ça vraiment scandaleux !
    Encore une fois, on assassine les poumons de la Terre pour des intérêts financiers.
    Mais bon sang, combien coûte un arbre, une forêt et combien coûte la biodiversité?
    Il faut vraiment que les capitalistes ouvrent les yeux sur les réalités de la vie et pense à notre avenir !

  3. paap dit :

    Ceux qui détiennent les commandes financières sont les mêmes qui décident, qui agissent et qui manipulent et assassinent. Bien sûr ils n’agissent pas dans des perspectives à moyens termes, le profit devant être rapide. Malheureusement, nous voyons bien que même lorsque la réalité de la folie humaine leurs explose au visage (Japon), ça ne change rien dans leurs façons de concevoir leur relation à la vie. Nos objectifs et les leurs sont diamétralement opposés. Il s’impose que la protection généralisée de l’espèce humaine et notamment de la majorité opprimée, devienne sans concensus la pensée générale et que notre action ne soit pas juste une contestation, mais que nous puissions au plus vite retourner à des modes de vie acceptables et soutenables. Pour ma part je suis un adepte réaliste de l’a-croissance car je sais au fond de mon humanité que nous n’avons plus le choix. Reprenons le chemin de la vie avec humilité et spolions leurs leur p…. de pouvoir.

  4. vieuxschnock dit :

    Contre les tronçonneuses, qu’est-ce qu’on attend pour ressortir la guillotine ?

    Il faut couper ces têtes “pensantes” qui ne pensent qu’au pognon !

    “En Amérique, ce ne sont pas les gens intelligents qui réussissent le mieux. Autrement ce serait vraiment un pays libre.” ( Cavanna)

  5. popjazz dit :

    J’ai l’impression qu’il n’y a plus rien à faire pour protéger notre humanité.
    Nous sommes engagés dans un processus où, quoi que nous fassions, devant la disproportion des moyens et des enjeux, les faits sont et seront catastrophiques pour notre planète.
    Chaque abeille, baleine, orang-outan, teck, dauphin et même moustique qui disparaît du fait de l’homme contribue à sa disparition.
    Combien sommes nous, conscients de cette réalité ?
    Alors je me dis que notre disparition, est peut être un évènement salutaire auquel il nous est déjà donné d’assister en spectateurs qui apprécieront, chacun selon l’approche personnelle qu’il en a.
    J’admire les japonais pour l’attitude qu’ils affichent devant ces évènements qui les affligent. Une dignité remarquable.
    Mais je ne puis m’empêcher de penser que cette cause aura pour effet d’épargner quelques baleines a bosse ou rorquals et autres cétacés et diverses espèces protégées, habituellement cibles de ces redoutables prédateurs !
    L’homme conscient, en viellissant, accumule les infos qui finissent par le rendre annimiste. Il voit en toute vie, cette énergie du vivant universelle, qu’il faut respecter, qu’elle soit humaine, végétale ou animale. La prédation est nécéssaire et fait partie intégrante de la nature, mais pas son industrialisation qui est la perversité de l’homme.
    Bien à vous tous

  6. vieuxschnock dit :

    Excellent commentaire, cher POPJAZZ.

    Pour l’appuyer, je citerai à nouveau Cavanna:

    “Il est sans fissure, le mur dont les briques sont de connerie et le ciment de fric”

  7. SLCL dit :

    Il est certain que plutôt que de couper des arbres nous devrions couper des têtes et plus que celles des prédateurs mais aussi des moutons.

  8. sirot martine dit :

    ou passe notre oxygène!

  9. avril dit :

    Couper des têtes ne servira à rien, car c’est l’esprit de destruction qui habite des gens là, ce qu’il faut c’est leur faire prendre conscience des conséquences de leurs actes. Malheureusement, la Terre s’en chargera toute seule et la grande claque a déjà commencé, via les ouragans, les séismes, les tsunamis et ce n’est pas fini, d’autres volcans vont se réveiller et cracher tellement de cendres dans l’atmosphère que l’hiver sera en été et que les récoltes seront compromises pendant au moins deux ans. Alors faites des provisions, d’eau potable aussi, et de couvertures, de lampes, car on n’a encore rien vu. Et si vous êtes en ville, bon courage, car sur le béton il ne pousse rien. Et la production actuelle de la France ne suffira pas à vous faire tenir une semaine, alors il sera inutile d’aller chez les paysans qui sont dépendants du pétrole, sans tracteur et sans bras ces gens ne produiront RIEN. Quand le pétrole sera tellement exorbitant, les avions ne voleront plus, et tout ce qui est importé restera dans le pays de production et là vous comprendrez que c’est la Terre qui vous nourrit localement et là vous comprendrez que ce n’est pas Carrefour qui vous nourrit, ni le boulanger du coin… mais la Nature !

  10. Basciel dit :

    Comment se fait-il qu’un dossier fourni de telles promesses et de telles décisions soit validé par les pays bailleurs? Si ces derniers sont aussi conscients que vous des détournements et des duperies auxquels se livre le le cabinet dans les conseils qu’il donne au pays demandeur, alors ils sont aussi coupables. S’ils l’ignorent, ils sont naïfs (ce que j’ai du mal à envisager)… La question est donc: pourquoi ne refusent-ils pas le dossier? Peut-être parce qu’eux-mêmes sont des clients du même cabinet? Ça pue tellement tout ça.

  11. Nouchka dit :

    Il y a des moments où je me demande s’ils sont encore humains ces gens là !

  12. fabian dit :

    je suis assez étonné qu’il n’y ai pas d’entité régulatrice, chargée de vérifier la bonne mise en application de la résolution de Cancun.
    La facon dont fonctionnent ces mission de conseil eco-industriel n’est pas correcte, puisqu’elle ne garantit pas du tout que les fonds levé par les pays occidentaux serviront en effet à la préservation des forêts.
    Il manque une étape cruciale: Mc Kinsey (ou le cabinet qui aura remporté l’appel d’offre du pays demandeur) devrait ensuite proposer son projet à une commission peuplée de scientifiques, d’économistes, et autres pour obtenir un accord qui débloquera les fonds de support.
    Si des sommes énormes sont “offertes” sans justification pour financer des projets caché derrière le “secret économique” (qu’est ce là ? encore une notion qui m’échappe : il n’y a rien à cacher) ; alors pourquoi se priveraient-ils de profits juteux ?
    L’objectif des pays forestiers est : continuer a gagner de l’argent et se développer en utilisant les fonds à leur disposition; donc pourquoi ne pas tenter la “bourse” de CANCUN tiens ? il suffit de coller deux trois mesures anti-déforestation et on touche le paquet !
    Mc kinsey eux, ils veulent préserver leur image et être choisis par le prochain demandeur; il doivent donc faire fructier la “bourse” de cancun.
    Enfin, les pays occidentaux, veulent des choses assez variées, c’est aussi de l’image, mais il faut aussi satisfaire les groupe de pression écologistes, et préserver des ressources qui leur rapporteront plus tard; et sans doute également s’assurer la bienveillance des pays financés.

    Aucune des trois entités n’a pour objectif unique de sauver les forêts, ce serait naïf de le croire; ou de croire que c’est possible sans faire de concession; mais ce qui est certain c’est qu’il manque un quatrième acteur dans cette comédie financière.

  13. ras le bol dit :

    Et y a-t-il moyen de faire pression sur ce foutu cabinet ou de rendre largement public ce scandale, histoire de créer un mouvement collectif par exemple?
    Jusqu’où iront-ils ces fanas du bifton? On croit rêver!

  14. david d dit :

    Les intérêts financiers restent la préoccupation première pour ces gens là. Toujours faire du profit au détriment de la nature et du patrimoine que nous laisserons à nos enfants. Dans quel monde vivrons nous demain ? Il estgrand temps que ces gens ouvrent les yeux et cessent leur exploitation outrancière et scandaleuse.

  15. Niels GRANET dit :

    Un cabinet conseillant le monde industriel se propose de voler au secours de l’environnement. Dès le départ, nous pouvons nous attendre à des entourloupes. Malgré tout, c’est ce cabinet que choisissent les États car aujourd’hui, ces derniers sont inféodés au monde financier et industriel.
    Les grandes entreprises décident, de toute façon, de la marche à suivre par les gouvernements. Cette fois, elles utilisent un intermédiaire : le cabinet Mc Kinsey.
    Bien sûr je trouve cela scandaleux à plus titre mais ce n’est pas surprenant. C’est scandaleux car les gouvernements devraient vérifier plusieurs fois ce qu’ils savent de ce cabinet afin de décider de manière impartial et dans l’intérêt général. De plus, c’est scandaleux car une fois encore ce sont les salariés, les paysans bref ceux qui produisent de la richesse RÉELLE qui vont être pénalisés.

  16. Parietal Brat dit :

    Un pays comme la République Démocratique du Congo ne peut pas se permettre de suivre les conseils de la firme McKinsey ; et les bailleurs de fonds, comme bien des pays d’Europe, ne devraient plus consacrer de l’argent (du contribuable en général) à les financer.
    Greenpeace, s.t.p., cela vaut vite créer une pétition super-pertinente à envoyer aux adresses les plus concernées.
    Merci par avance, P.B.

  17. Ursa 29 dit :

    Quoi d’étonnant? Cette politique de déforestation est en marche à côté de chez moi , dans la forêt de la Malmaison ( St Cucufa, environ 200ha) .
    Un plan d’abattage , par sections, vient de prendre effet dans cette petite forêt urbaine.
    Déjà 200 gros chênes abattus , malgré les protestations d’associations. Il doit falloir que l’ONF fasse d”es profits… Et qu’on nous fasse grâce des fausses raisons d’entretien et de sécurité….C’est un massacre , fait avec l’approbation des maires riverains , Rueil, Garches, La celle St Cloud et Vaucresson, qui ont donné leur aval pour les coupes en échange du maintien de la circulation automobile sur la petite route forestière Nord/Sud. Celle-ci normalement devait être fermée à la circulation après la mise en service da la A86!! Et on ne peut rien faire, on subit

  18. saule dit :

    biensûr Ursa, tu l’as dis!
    j’ai une formation forestière, mais j’ai travaillé dans l’exploitation, car ça m’attirait davantage; il y a 20, 25 ans, les forestiers français parlaient d’âge d’exploitabilité (220,240 ans pour les chênes, 120 ans pour les sapins etc.)
    aujourd’hui, les forestiers (qui autrefois avaient toujours les yeux vers les houppiers), parlent de diamètres d’exploitabilité, et ça change tout! le chêne est récolté à un diamètre de 40 cm ( une centaine d’années selon le terrain).
    un ami forestier, copain de l’école foretière, dans le privé (en france), me dit que lui ne s’y retrouve plus, “ils ne respèctent plus rien” comme il dit.
    vers chez moi, je constate de plus en plus de coupes à blanc essentiellement dans le résineux, après renseignement, j’ai appris que c’était une nouvelle méthode sylvicole très rentable (facilité d’exploitation, gros volumes…) inspirée d’une méthode canadienne… personnellement je vois évoluer le paysage forestier (en france), les futaies laissent la place aux plantations en lignes, avec des peuplements purs, idem pour les futaie jardinées qui étaient une méthode géniale, et respectueuse. dans 20, 30 ans nous ne verrons plus de gros pépères de 300 ans , ou plus, c’est fini ça!
    moi, j’avais appris que le forestier, ne voit jamais le fruit de son travail, il investit juste pour les générations futures…ça aussi c’est bien fini.

  19. tremouliere dit :

    j’entends ces hurlements de plus en plus fort mais la lutte continue grace à vous.

  20. Michka:-) dit :

    Oh les bonnes résolutions de Caucun !
    Il apparait que c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet, non ?
    Ramassis de panier de crabes, requins & c° !
    Comment ils manipulent le monde à leur petit profit.
    Que connaissent-ils de la Vie, ces adorateurs du veau d’or ? Ces culs-bénis de pétrodollars ?
    Que valent leurs petites personnes face à l’Humanité ?
    Leurs petites grandes-idées affichées sur leur site (“Business must take the lead in renewing our economic system”, “business must serve stakeholders” –> noter les deux “must”, tout un programme… pas si top qu’il en a l’air).

    Dans notre monde révolutionnaire dans les idées, comme en témoignent de part le monde les soulèvements des opprimés face à leurs oppresseurs respectifs, est-ce que ça a un et du sens de dire “les affaires doivent diriger le renouvellement de notre système économiques” ? Autant dire : on prend les mêmes et on recommence.

    C’est vrai que dans un monde qui change, plutôt radicalement à mes yeux, les actionnaires ont peur pour leurs petites économies, il faut les rassurer en ne leur proposant… absolument rien de nouveau ! Surtout rien de révolutionnaire, ça irait contre l’intérêt de nos clients (c’est un de leur principe majeur : “Put the client’s interest ahead of our own”. je peux interpréter ça ainsi : ils poussent leurs clients du haut de la falaise !

    Bon, maintenant que j’ai poussé ma petite (goo)gueulante, je vais proposer quelque chose, car, tous les consultants vous le diront, râÂâler n’est pas très constructif si rien n’est proposé.

    Voici donc : plutôt que de raisonner en termes économiques, qui conduit au fiasco mondial terrestre que nous ne pouvons que constater, impuissamment pour les gens qui ont une certaine conscience de la Vie, et plus concrètement que ceux qui proposent de “s’élever”, je propose de raisonner en termes culturels.

    La Culture me parait en effet être notre vraie richesse, notre vraie bio-diversité, notre force de globalisation essentielle vraie.

    Quoi de plus motivant, dynamisant, enthousiasmant que les couleurs, les sonorités, les odeurs, les matières des ethnies, des marchés, des architectures, des Å“uvres d’Arts, écrits, chants, coutumes, traditions, des sites naturels, quoi d’autre, rencontrés hier et aujourd’hui de part notre belle planète ?

    Je rêve, sans doute, mais après tout c’est mon choix, en toute humilité.

    Mais quand je vois comment les jeunes font leurs révolutions au moyen orient, comment certains peuples vivent en harmonie avec la nature, comment des artistes amateurs ou professionnels vivent leur “vie”, je me dis qu’il y a de l’espoir !

    Même les économistes y ont leur place ! Mais, à leur attention, attention : Respect !

  21. ice dit :

    la seule vrais façon pour que les populations se rendent comptent de l’effet de la déforestation sur la terre c’est malheureusement un cataclysme.
    - par exemple : Toutes ses forets qui retiennent les sols et l’eau, si elles sont enlever cela risque de poser des problèmes au niveau des pluies qui ne seront plus stopper par le végétation et qui risquent de coulé sur les sols sans s’infiltrer jusqu’à créer des coulées de boues créant des véritables problèmes pour les populations.
    Et s’il faut en arriver la alors ,comme dans la plupart des cas , l’Homme verra que c’est la nature qui contrôle.

    – pour une eau plus bleu et une terre plus verte – ice

  22. Michka:-) dit :

    Certe, la Nature contrôle toujours et elle Vit sa riche bio-diversité, à mon avis en conscience, et Elle sait nous remettre à notre place, même si c’est parfois tard ; après tout, ne nous laisse-t-Elle pas la même liberté qu’aux lions et aux lionnes ou qui d’autre de jouir de la Savane et de s’aimer ?

    Mais à mes yeux (à mon boulot, ils m’appellent Å’il2Lynx) nous sommes aussi sur la Terre, nous en faisons partie intégrante, et ne pourrions nous pas, à défaut d’être éradiqués, ce dont j’ai quand même un léger doute, être les Orions – toute proportion gardées – d’un mode de vie nouveau, voire d’une conscience d’Être différente de celle de l’économie ?

    Quand je dis ça, j’entends assumer plutôt que “simplement” m’offusquer de nos actes qui valent ce qu’il valent (et je suis persuadé qu’il y en a bien plus qui valent le détour qu’il n’y a de catastrophes), nous pardonner (c’est ce qu’il a dit même en Côte d’Ivoire, et là, avec mes célèbres jeux de mots, je ne dis plus qu’ils y voient rien :-D ) et, comment dire, rebondir en réagissant, en faisant débat (je veux des réponses, lâchez-vous), être, “pour une eau plus bleu[e] et une terre plus verte”, je voudrais ajouter pour un avenir multicolore…

    PS les personnifications, avec les majuscules, sont intentionnelles

    “Mais on n’a rien sans rien, sa mère en était fière” (Astier)

  23. Michka:-) dit :

    “Stop Killing” (John Lennon)

  24. Michka:-) dit :

    Vive l’Arc en Ciel et ses Chevaliers
    Rainbow WarriorS
    Yeah !

  25. Michka:-) dit :

    Je marche à la vache folle :-D

  26. Michka:-) dit :

    Michka Bond 0.00

  27. Michka:-) dit :

    Et ma chatte “Honneychile” contre Dr No
    au karaté
    Elle, pas moi, of course
    mes g’nous sont nazes
    Elle a des griffes au bout des pattes, c pô juste ;-)

  28. Michka:-) dit :

    “Hé ! Y a quelqu’un ?” (HB Thiéfaine)

  29. Michka:-) dit :

    Oh, Hahahoow, j v à fond,
    I sont tous irradiés,
    Ma parole
    8-)

  30. Michka:-) dit :

    Ah là, chui fier de moi
    Qui ne dit mot concent
    comme Brancuzi, avec son Escalier Infini
    sa Muse Endormie
    ses Baisers
    ses Oiseaux
    sidéraux
    ses Coqs
    qui peuvent chanter dans la m…
    et rester sportifs
    tout ça
    c’est quand même bath
    même si j’meuh casse la gueule dans la baignoire
    Et m’essuie dans le bidet
    8-)

  31. Michka:-) dit :

    Si vous trouvez que je délire, sachez que j’aurais certainement pu le ferrailleur !
    C’est vrai, j’aurais peut-être du le faire,
    ailleurs,
    mais désolé, je préfère le faire ici,
    sait-on jamais ?
    D’autres peuvent aimer une certaine poésie
    et atterrir ici, Google aidant,
    sait-on jamais ?
    Comme dirait Charcot
    “Pourquoi Pas” charcuter ?
    Quand on aime les saucisses ?
    8-)
    RainboW Warrior I, II & now III, why not ?
    Give her life !
    THX !

  32. Michka:-) dit :

    Dab pump ouinn ouinn
    on aurait pu mieux faire
    (interprétation libre de Ray Cooder ; comme disait C. Secundo : on va faire dans la dentelle)
    “Titties & Beer” (Frank Zappa)
    Anymore underpant there ?
    Thank You
    8-)

  33. Michka:-) dit :

    For the gift
    I shall make another artwork, be sure :-*
    Tomorrow I’ll get another sausage with some cheese–normal, it is another day !
    which makes me laught
    (the day, not the cheesy hotdog)
    ^^
    teenouiii :-o
    OYeah !
    Brave gents !
    Paix Verte !

  34. saule dit :

    hé, mishka, c’est quoi que tu prends ?
    j’en veux bien !

  35. boub dit :

    $$$$$$$$ £££££££ €€€€€€€€

    voilà tout ce qui compte, faire du fric par tous les moyens…
    tant qu’il y aura la moindre espèce à braconner, le moindre arbre précieux à couper, le moindre minerais à extraire, tout sera mis en Å“uvre pour y parvenir….sad but true :(

  36. riznogood dit :

    Certains commentaires me font doucement marrer tant ils sont vu avec des yeux d’occidentaux, c’est à dire de façon primaires et du petit bout de la lorgnette.

    Combien d’entre vous (du moins ceux qu’on les moyens) ont des meubles ou des terrasses en bois exotiques, combien consomme à outrance les derniers gadgets à la con, ou meubles tendances histoire de ressembler un peu plus au voisin ou au beau frère qui nous casse les bonbons chaque week end avec ses derniers achats….

    Enfin bref la solution serait peut être plutôt que de crier haro !! et d’étendre en grand nos banderolles pseudo moralistes et bien fondées, de réfléchir un minimum.

    Le pauvre pequin qui bosse avec ses deux gosses mineurs dans une exploitation forestière au fin fond du trou du cul du monde en Amérique du sud ou en Indonésie s’en bat l’Å“il de notre prise de conscience tardive de l’état de la planète. Lui ce qu’il veut c’est bouffer et avoir un autre choix que voire sa famille crever la dalle. Dans certains coin d’Amérique du sud si tu coupes pas du bois, tu vies de rapines, du banditisme….

    Enfin bref ces fameux cabinets conseil et les grands moralisateurs que nous sommes devrions d’abord réfléchir comment transformer les choses dans ses pays plutôt que de tenter d’agir comme des bourrins. Si vous demandez la fermetures des exploitations forestières illégales sans rien en contrepartie ça ne marchera jamais.

    ça passe déjà par proposer un autre avenir aux populations locales, l’alphabétisation des gosses gratuite via une hausse des salaires des parents. Cesser une fois pour toute de solliciter les carburants sois disant ecolo qui sont parmi les grands responsables de la déforestations, arrêter la surconsommation (mais ça ça serait un peu trop demander, car ça nous demanderait des efforts à nous ;) ) etc, etc, c’est ce qui me vient à l’esprit et je suis loin d’etre spécialiste en la matière.

    Mais stop aux discours : “c’est des méchants et nous les gentils qu’on tout compris à tout”.

    les industriels profitent de la pauvreté des populations des pays en voie de développement afin de les aider à désosser et appauvrir encore plus leurs pays. C’est le business….

    les populations locales font ceux qu’ils peuvent pour survivre

    et nous…. bah tentons de pousser les industriels et les gouvernements occidentaux à voire les choses autrement.

  37. jo dit :

    plus que jamais , nous voyons que nous , en tant que consommateurs , avons un rôle capital à jouer , ne pas acheter de beurre à l huile de palme d ‘ Amérique du sud , par exemple , j en ai vu dans les Biocoop !!!!(13011Marseille)

  38. saule dit :

    @jo
    Mais pas seulement que pour l’huile de palme.
    l’idéal, serait qu’une grande partie des populations (européennes, car nous, nous en avons les moyens) changent radicalement leur manière de consommer, déjà en achetant localement, ça serait un bon début. Changer de comportement aussi…plus que jamais, il faut être “critique”.
    on peut remplacer également tout contenants plastiques par de la vannerie, par exemple, (etant vannier moi-même, je reconnais que l’exemple est interressé, mais quand même..)enfin bref! des actes comme ça au quotidien; et plus nous serions nombreux à agir ainsi, et plus les changements se feraient de soit…
    c’est un peu utopique, c’est vrai, mais si nous voulons que ça change, il faut commencer par soit, en parler, propager l’idée, et faire concrètement, poser des actes “militants”, je dirais même mieux : responsables.

    Comme tu le dis, nous avons, en tant que consommateurs-citoyens de ce monde, un rôle capital à jouer et à faire peser, par le nombre. et ça ne serait plus une utopie.
    moi, j’y crois fort!

  39. saule dit :

    J’oubliais, puisque ce forum concerne la déforestation intensive; en france, une nouvelle technique de traitement des bois sous pression d’huile de lin (oleothermie) http://www.oleothermie.fr/s03_procede/s03p02_avantage.php
    permet de traiter des bois indigènes (robiniers, chênes, fayards, tout bois dur quoi) en profondeur, les rendant ainsi imputressibles, autant que des bois exotiques.
    ça diminuerait au moins la demande…

  40. peacelife dit :

    C’EST UN DÉSASTRE…COMMENT PEUT ON ÊTRE TANT INHUMAIN ET TANT IRRESPECTUEUX? Où ALLONS NOUS COMME ÇA??????? LEUR CAROTTE EST L’ARGENT!!!!!STOOOOOOOOOOOP

  41. alphonse dit :

    Il faut interdire Mc Kinsey, nationaliser toutes les forêts, en interdire l’entrée à qui que ce soit, puis interdire les devises. C’est la seule solution pour préserver la forêt.

  42. bonnet dit :

    tout a été dit mais dans l’action c’est plus difficile…J’encourage greenpeace a perseverer et trouver des solutions sur le long teme.Good luck!

  43. riznogood dit :

    “Il faut interdire Mc Kinsey, nationaliser toutes les forêts, en interdire l’entrée à qui que ce soit, puis interdire les devises. C’est la seule solution pour préserver la forêt. ”

    Au secours ….

    Et tu fais quoi des gens qui vivent de la foret pour nourrir leur famille ? Tu les buttes ?

  44. Joul dit :

    Déprimant! C’est le monde à l’envers. On voudrait pouvoir changer les choses mais on se sent tellement impuissant… Ca me met tellement en colère de constater l’indifférence de ces industriels face à des forêts qui n’en sont même plus, des animaux qui disparaissent…etc Mais merde, qu’est-ce qu’il va falloir faire pour qu’ils réalisent la gravité de leurs actes! on court à notre perte, le monte part en live mais on continue à faire comme si de rien était. C’est triste…

  45. marie dit :

    je suis nouvelle sur le site et je n’ai pas encore toute l’antérioté de chacun sur les questions environnementales, mais…

    Certes, la déforestation est un fléau. Quelqu’un a fait la remarque “où sont nos poumons” et je la rejoins. Mais avant de fustiger ces entreprises qui ne sont là que pour s’en mettre plein les poches, ne faudrait il pas déjà s’attaquer à la demande de tous les consommateurs.

    Il est temps de changer nos habitudes et je n’ai rien inventer. Nous sommes dans un système de consommation à outrance. On ne répare plus une belle chaise en bois parce que le dessus est un peu terni, on la remplace par du bois qui vient de zone sans doute peu suivie. On achète de belles décorations en bois vieilli pour la toute nouvelle cuisine… Tout ça pour dire que tant que les mentalités ne changeront pas, l’homme fera toujours la part belle aux industriels et à des sociétés comme Mc Kinsey

  46. saule dit :

    ouais, marie!!
    tout le problème est là, dans l’individualité!
    il ne suffit pas d’adhérer à telle ou telle ONG; il faut poser des actes en tant qu’individu; en parler, propager…prendre conscience et faire prendre conscience à son entourrage…le problème est trop grave, pour le laisser aux ONG, ou aux politiques…c’est nous, les consommateurs qui créons la demande….

  47. saule dit :

    dans l’individualité, j’ai écris, mais c’est l’individualisme le vrai terme, dans lequel nous avons été conditionnés depuis des lustres, pour faire de la croissance, pour consommer plus, et donc pour s’endetter (tout se tient, jusqu’aux crises que nous avons traversées, dans notre histoire, et jusqu’à celle que nous connaissons actuellement).
    Nous avons le pouvoir, en tant qu’individu, et citoyen de changer profondément les choses, de par nos comportements; il nous en coutera, c’est certain!
    Mais nous devons le faire, pour nous, mais surtout les génération à venir (n’empruntons-nous pas la planète et ses ressources à nos enfants ?)
    moi, au vu de ce qui advient actuellement, je veux passer à l’acte (je le fais depuis des années, mais ce n’est pas assez!), je voudrais que nous soyons de plus en plus nombreux à être conscient et à pouvoir peser (très lourd) dans la balance politique, car c’est à ce niveau que ça se situe.
    ras le bol des conneries, des conflits d’intérêts, du désastre humain et écologique (ça va ensemble). il y a des solutions, c’est certain! nous sommes tous acteurs pour changer l’histoire… alors arrêtons d’avoir la trouille et d’être con, et faisons le, et vite!

  48. Paula dit :

    Bonjour,

    Je viens de lire tous les commentaires, je suis d’accord avec tout le monde, mais ne soyons pas si pessimiste, dans mon village, je vois encore de jolis papillons et des abeilles, je cultive aussi mon jardin et pourtant je travaille en ville. Cela est aussi une question de manière de vivre “très simplement et humblement”. Je crois que la nature aura toujours le dessus, l’homme ne pourra jamais la surpasser ou faire du copier-coller. Il faut prendre le temps de s’arrêter et de regarder : un vol d’oiseaux, les indésirables qui pousseront toujours, sentir la caresse du vent sur son visage. Il est vrai d’après Marie que nous commateurs des pays occidentaux nous avons aussi notre part de responsabilité à assumer, un petit geste + un petit geste ou puis-je terminer par :
    le battement d’ailes de papillon en Amazonie peut provoquer des catastrophes climatiques en Asie.

  49. riznogood dit :

    Excusez mon cynisme mais c’est pas parce que deux ou trois pequins décideront de contrôler leur consommation que ça changera quoi que ce soit.

    Hormis faire pression sur les politiques.

    Qu’ils sortent enfin la tête de leur cul et prennent conscience qu’il ne serait pas si compliqué de pousser les entreprises à enfin exploiter pleinement le filon que représente l’économie verte.
    Qu’il ne serait pas si compliqué de créer des circuits bio et de produits respectueux de l’environnement en taxant fortement les produits qui ne respecteraient pas ces règles.

    Et aider également les pays émergents à sortir de cette logique de produire de la merde et par ce fait saccager leur ressource et celle de la planète.

    Mais faut pas idéaliser.

    Tous les beaufs de ce monde rêve de leur 4×4 à la con, et les classes moyennes qui se paupérisent ainsi que les plus pauvres continueront à acheter de la merde faute de tune. Et là je ne parle que des pays occidentaux, alors en ce qui concerne les pays émergents, là ou se trouve le gros des forets, on est loin d’en être là.

  50. saule dit :

    on ne peut aider les pays emergents, qu’en sortant nous-même de l’économie de marché.
    Mais pour en arriver à ça, on fait comment ?
    Peut-être en se “sortant nous-même, consommateurs occidentaux, les doigts du cul ” comme tu dis…
    Ou bien attendre…que ça se pête la gueule…

  51. leturan dit :

    Les alternatives existent et la plus pertinente pour moi, c’est de passer à l’action en imposant la démocratie citoyenne en s’informant : http://www.cdurable.info/L-economie-citoyenne-un-nouveau-mouvement-a-vu-le-jour-en-Europe-Christian-Felber,3394.html ,
    en militant, en participant aux mouvements organisés dans les différentes associations défendant la Justice Sociale avant l’objectif 2012.

    Ces RDVs sont nombreux en cette année 2012 : le traditionnel u 1er mai car, faut pas oublier, ce n’est pas la sortie de terre du muguet qui a engendré ce splendide jour de congé, mais le premier gvt de gauche pour donner un jour de revendication aux syndicalistes afin de s’exprimer, et, surtout les contre-sommets G8, G20 de juin et septembre au Havre et à Nice.

    Il ne faut surtout pas baisser les bras face aux pressions les investisseurs privés financiers et capitalistes qui veulent se servir de la faiblesse du programme REDD, du manque de structure législative sur le foncier agricole en Afrique pour voler la terre des habitants ancestraux que nous allons transformer en apatrides puisque jetés de leur propre terre.
    Nous devons dénoncer haut et fort et exiger de notre futur gouvernement qu’il prenne des engagements forts afin de s’opposer à ces programmes opportunistes, qu’il face de la taxe Tobin réactualisée en taxe Robin des Bois une véritable réalité avec mise sous pression des états non-signataires. Un engagement fort avec l’Europe consisterait alors à taxer fortement toute importation des pays refusant d’adhérer à cette taxe : les pays en voie de développement pourraient nous suivre très rapidement au vue des avantages pour eux, forçant ainsi ces pays récalcitrants à accepter cette taxe.
    Tous ces principes paraissent tellement évidents que je ne peut pas croire que nos énarques n’y aient pas penser.
    Seul problème : ils sont pieds et poings liés avec une oligarchie. Pour renverser la vapeur, seul moyen : ne pas se laisser berner par des campagnes à deux balles mettant en exergue de faux problèmes de civisme et communautarisme. Ensemble, ayons le courage de leur poser les vraies questions et maintenons une pression croissante jusqu’au rendez-vous de 2012 avec pour unique et seule arme, le meilleur outil jamais inventé par l’homme : Internet, qu’il a su par son collectif ériger en véritable outil de communion via les réseaux sociaux, et qui pour moi, représente l’aboutissement de la splendeur de l’intelligence humaine, preuve que des millions des cerveaux rassemblés démultipliant l’interconnectivité valent mieux que quelques soit-disantes têtes pensantes.
    Prouvons que, nous, français, sommes aussi capables que nos voisins méditerranéens.

  52. alphonse dit :

    “Imposer la démocratie citoyenne”, c’est charmant. Si je comprends bien, cela veut dire “trouver un moyen pour imposer notre point de vue qui n’est pas majoritaire”. Dites plutôt: “votez pour tel candidat, qui incarne et défends nos idées”.

  53. micha dit :

    C est bien beau de dire qu il faut voter ecologique…je crois qu a stade ou on est il faut une grande revolution pour simposer face a ce capitalisme qui ronge a tous qui pense qu a son petit confort du moment et qui s engraisse sur le dos de notre planete avec leur meuble IKEA….on va laisser quoi a nos enfants ? mais presque tous le monde s en fous…les gens pensent au moment present les riches veulent etre de plus en plus riches en polluant et produisant de plus en plus…et nous on subit ce capitalisme…pour ce faire entendre il faut une revolution ! comme depuis tous temps il y a en eu pour arriver a ces fin face a tous ces gouvernements capitalistes !

  54. saule dit :

    et comment on fait une révolution ?

  55. Faust dit :

    Les révolutions, dans leur grande majorité, ont été faite par des ventres vides et des gens qui n’avaient plus grand chose à perdre… En Libye, ça se passe comme ça actuellement.

    Après, il y a souvent un minorité qui oriente le truc (sans le diriger pour autant, une révolution, ça se dirige pas vraiment). Des intellectuels, des religieux, des militaires… y a de tout.

    Donc, la révolution en Europe et en France, j’y crois pas trop. Le peuple n’est pas affamé ni acculé à une absence de libertés et d’avenir. Pourtant, il nous arrive des sales trucs qu’on va prendre en pleine tronche si on continue à tirer sur la corde sur le dos de la planète.

    Il faut une révolution des consciences, à défaut de révolution tout court. Mais ça devient urgent…

  56. LeTuCeRetCi dit :

    Tout cet argent qui sert à dédommager les entreprises en perte de bénéfices ne devrait-il pas être utilisé à replanter les forêts disparus si c’est encore possible ?
    Que feront les industriels de cet argent ? Encore de nouvelles catastrophes ?
    N’y a t-il pas de profit et bénéfices à tirer d’une forêt qui s’épanouit ?

    Il faudrait faire une liste des bénéfices que l’on peut puiser d’une forêt et l’envoyer à ces industriels… A moins que cette destruction ne soit que stratégique pour générer des conflits, des guerres ?

  57. saule dit :

    c’est exactement ça faust !

    mais que faut-il faire pour remuer les consciences ?
    une grosse canicule ?
    un autre fukushima, mais chez nous ?

  58. Faust dit :

    J’avoue ne plus trop savoir pour le coup… par moment, ça en devient déprimant… à croire qu’il n’y a plus qu’une masse d’individualistes seulement préoccupés par leur petit cul et celui de leurs proches (et encore, pas tout le temps)…

    Pour reprendre les paroles d’une chanson de Percubaba :

    ” on nous a simplement divisés pour mieux régner
    maintenant c’est chacun pour sa gueule rêvant de solidarité !”

  59. saule dit :

    je crains fort que tu ais raison, faust….
    pourtant, j’ai décidé d’y croire, Rabhy a raison, ça doit commencer par soit, et puis en parler, même aux “inconscients”…même si on nous rigole au nez, au risque d’en être fatigant. ça fera son chemin, au pire lorsque nous serons confronté à une catastrophe, car ça arrivera de nouveau….
    nous devons convaincre…pour grossir nos rangs.
    et dans ces forums, j’y vois un moyens (même si ça part dans tous les sens, et même, si, on le voit, comme tu le dis bien, c’est individualiste).
    ce qui est sûr, nous l’avons souvent vu dans notre histoire, les choses, les idées finissent par faire leurs chemins (même les bonnes choses…)
    sur ces forums, il y a pleins de belles individualités, comme toi, toucontefait, océane, riznogood, marie la nouvelle et pleins d’autres…si chacun de nous faisons un petit peu, chacun de notre côté, dans notre entourage, nos connaissances, nos rencontres etc. ça pourrait bien grossir le flot; les petits ruisseaux ne font-ils les grandes rivières ?…

  60. Angelina dit :

    A titre d’information les industriels du bois au Gabon font certifier leurs exploitations pour se donner bonne conscience. Mais combien de Gabonais experts et objectif dans le domaine intervienne dans le processus de certification de nos Forets ? Ne s’agit il pas d’un simple subterfuge pour continuer à piller nos forêt en toute tranquillité? En étant mobilisés et attentif nous pourrions freiner le désastre.Il s’agit de notre Patrimoine ! Nos Forêts meurent…. http://www.legabon-biodiversité.com

  61. Bob dit :

    Angelina, les forêts du Gabon sont pour moi les plus belles forêts denses humides d’Afrique, et de loin. Il faut rappeler qu’au début des années 2000, un réseau de 13 parcs nationaux a été créé, couvrant 3 millions d’hectares et protégeant intégralement les plus belles de ces forêts. A l’heure actuelle, certains de ces parcs ne sont pas gérés et sont plus ou moins livrés à eux mêmes, ce qui montre la difficulté de financer cette conservation.

    A côté de ces aires protégées nécessaires, il y a de la place pour des forêts gérées durablement, dans lesquelles un gestionnaire forestier prélève le bois que fait pousser Dame Nature. Je ne suis pas d’accord avec vous, il y a eu un vrai progrès en matière de gestion durable et les entreprises aujourd’hui certifiées ont fait des efforts conséquents en matière de responsabilité sociale et environnementale. Les ONG environnementales travaillant dans la conservation le reconnaissent aussi et ont établi des partenariats avec les industriels – gestionnaires forestiers.

    Et la bidiversité reste aussi préservée dans des concessions forestières gérées durablement, même quand elles ont déjà été parcouru entièrement par l’exploitation forestière, on y croise des éléphants, des gorilles, des mandrills, des buffles, des chimpanzés en abondance. Absolument rien ne montre que la biodiversité y aurait diminué.

    Vos forêts ne sont pas pillées quand elles sont gérées durablement, toutes les mesures prises garantissent la durabilité des différentes ressources et des services offerts par l’écosystème forestier.

    Pour prévenir les critiques récurrentes, non, tout n’est pas idyllique et il faut continuer de progresser. Mais vouloir systématiquement remettre en question tous les efforts énormes faits en matière de gestion durable, sans rien proposer à la place, cela ne peut nous mener que dans une impasse.

    Dernière chose: la filière bois au Gabon, ce sont des milliards de FCFA de recettes fiscales, et c’est le premier fournisseur d’emplois (hors Etat), bien loin devant la conservation et l’écotourisme.

    Maintenant, si vous avez une solution alternative viable et faisable à court terme, pourquoi pas? Mais j’attends que vous nous expliquiez en quoi elle consiste.

  62. Bob dit :

    D’ailleurs, je viens de constater que le même point de vue sur la gestion durable des forêts est partagé sur le site internet dont vous nous avez donné le lien: “En matière de gestion environnementale, le Gabon fait déjà figure d’exemple au sein du bassin du Congo comme à l’échelle internationale. La mise en Å“uvre des premiers plans d’aménagement à la fin des années 90 et l’élaboration du code forestier en 2001 ont permis d’initier un nouveau mode d’exploitation forestière durable sur une surface totale de 3,2 millions d’hectares”.

  63. Louisa dit :

    It’s spooky how cleevr some ppl are. Thanks!

  64. bysqxy dit :

    ELaAId urvathtrhjcq

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