Forêts | le 7 janvier 2011

Forêts : Cancun, et après ?

Le sommet de Cancun s’est achevé le 11 décembre 2010, et à cette occasion une décision sur un mécanisme visant à réduire la déforestation tropicale (Redd) a été adoptée. Une décision qui a encore du chemin à parcourir.

Redd kesako ?

L’idée consiste à amener des pays comme le Brésil, l’Indonésie ou les pays du bassin du Congo, à protéger leurs forêts tropicales, précieuses mais menacées, en échange de moyens financiers conséquents. Redd constitue un dispositif très important dans les négociations internationales sur le climat : la destruction des forêts engendre environ 20 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES), à l’origine du dérèglement climatique. Quelque 13 millions d’hectares de forêt, soit l’équivalent de la superficie de la Grèce, disparaissent chaque année dans le monde. En savoir plus sur le site dédié.

REDD a encore besoin de garanties solides

Côté positif, le texte adopté à Cancun sur Redd ne fait aucune référence au marché du carbone, au grand dam de certains gouvernements, comme celui des États-Unis, et des multinationales les plus polluantes. Les puissants lobbies forestiers ont donc subi un revers important – mais temporaire : il est certain qu’ils ne vont pas désarmer, la bataille promet encore d’être rude l’an prochain, à Durban.

Cependant, l’accord de Cancun n’offre pas toutes les garanties d’efficacité, d’intégrité environnementale et d’équité, loin de là. Par exemple, une disposition transitoire de ce texte pourrait permettre aux pays forestiers de ne sélectionner que certaines zones de leurs forêts, au lieu de s’en tenir à une approche nationale. Cette disposition risque donc de permettre de déplacer le problème de la déforestation d’une région à l’autre du pays…

Autre point critique : la prise en compte de la dimension sociale (droits et intérêts des communautés forestières, et particulièrement des peuples autochtones) et de la biodiversité des forêts est certes “encouragée”, mais, en l’absence d’un contrôle international rigoureux et surtout de volonté politique dans les pays concernés, ces belles intentions risquent d’être sans effet.

Cette inquiétude est renforcée par l’absence d’un objectif global associé au futur mécanisme Redd : la préservation des forêts naturelles, en particulier des forêts primaires, n’est pas une priorité. Or il s’agit des régions les plus riches en biodiversité, les plus importantes du point de vue climatique et qui abritent aussi les communautés les plus vulnérables à la dégradation de l’environnement. Dans une logique comptable perverse, ce texte pourrait valoriser autant que ces forêts primaires des zones de plantations industrielles en monoculture.

2011 : l’année ou jamais !

2011, décrétée par l’ONU année internationale des forêts, devra mettre en lumière l’importance des forêts, la nécessité de plus et mieux les protéger, leur rôle essentiel dans la lutte contre les changements climatiques et pour la survie de communautés locales, partout dans le monde.

A Cancun, un cadre international, même encore flou, a été adopté. La prochaine conférence internationale sur les changements climatiques, prévue en décembre, à Durban, en Afrique du Sud, devra clarifier les nombreuses zones d’ombre contenue dans l’accord de Cancun. Par ailleurs, le travail doit s’accélérer au niveau des pays forestiers tropicaux dès aujourd’hui…

Le Brésil, début décembre, annonçait une baisse record de la déforestation en Amazonie. En 2009-2010, “seuls” 6 500 km² de forêts ont été rasés, soit une réduction de 77 % par rapport à 2004, l’une des pires années, qui avait vu disparaître 27 500 km² de forêts, soit pratiquement la superficie de la Belgique…Mais tandis que le gouvernement brésilien fanfaronne avec ces chiffres prometteurs, le puissant lobby agro-industriel du Parlement continue à chercher des échappatoires, notamment en adaptant la législation forestière. La session parlementaire reprend en février. Les lobbies sont donc dans les starting blocks…

En Indonésie, en mai dernier, le gouvernement a signé un pré-accord avec la Norvège, prévoyant l’instauration d’un moratoire à la destruction des forêts. Mais face au lobby des destructeurs de la forêt, principalement les industries du palmier à huile et du papier, la mise en place de cet accord n’en fini pas d’être repoussée, et ses ambitions érodées.

Quant à la République démocratique du Congo, un processus ambitieux d’élaboration d’une stratégie nationale Redd y a démarré. Mais curieusement, l’industrie forestière dont les permis d’exploitation couvrent environ13 millions d’hectares, une zone principalement constituée de forêt primaire, prétend bénéficier de financements Redd… Sans doute en “récompense” des destructions environnementales et des conflits sociaux qu’elle y provoque !

41 avis pour “Forêts : Cancun, et après ?”

  1. bob dit :

    Je ne vois pas ce qu’il y a de curieux à ce que l’ensemble des intervenants dans la gestion forestière en RDC soient impliquées dans le vaste chantier de la réduction des émissions de carbone. Donc aussi les sociétés qui valorisent durablement les ressources renouvelables en bois. Elles font partie des rares opérateurs déjà actifs sur le terrain, il semble logique qu’on pense à elles au moment de se préparer à mettre en oeuvre des programmes REDD sur le terrain. Leur action aura un coût aussi, donc il faut bien le financer. Il n’est pas question qu’elles gagnent de l’argent sur le REDD, il est question de financer des actions de leur part pour améliorer le bilan carbone du pays.

    L’industrie forestière de RDC ne prétend à rien pour le moment en matière de REDD (cette nouvelle “mode” aurait plutôt tendance à l’agacer car elle occulte ses nombreuses difficultés), c’est le gouvernement de ce pays qui pense à juste titre qu’elle peut avoir un rôle important à jouer dans ce nouveau processus.

    Bref, ce que moi je trouve curieux, c’est que Greenpeace s’en tienne toujours à ses positions dogmatiques et qui vont aboutir (si elles sont suivies) à l’effet inverse de celui annoncé. Pour ce qui est des conflits sociaux, je suis convaincu que Greenpeace en provoque bien plus, et de bien plus dangereux (en créant puis attisant des haines), que les gestionnaires forestiers. Sans pour autant apporter la moindre contribution au développement économique et social du pays.

    4 jours après la publication de cet article, Cancun ne fait pas cancanner grand monde. Mais je suis bien sûr que mon intervention va y remédier…

    Meillleurs voeux à tous, que 2011 amène chacun à une vraie réfexion globale et sans oeillères sur l’avenir de notre planète…

  2. Faust dit :

    @Bob

    “Donc aussi les sociétés qui valorisent durablement les ressources renouvelables en bois.”

    Ok, il y en a dans le lot des industriels forestiers (et même sûrement en RDC)mais pas d’angélisme non plus, il y a aussi parmi eux certaines compagnies pour qui le mot “durable” n’est qu’un argument marketing que leurs actes sur le terrain contredisent tous les jours.

    Le reste de ton discours, je n’ai même pas envie de revenir dessus : ton angélisme pro-industriels forestiers de RDC sombre dans la propagande. Quant aux conflits sociaux, ils ont toujours existé dans les pays de centre-Afrique (l’actualité le confirme hélas bien), et pas forcemment à cause de l’industrie forestière d’ailleurs. Par contre, des conflits sociaux provoqués par Greenpeace, on nage un peu en plein délire… En règle générale, Greenpeace se contente de soutenir des revendications sociales de populations locales vis à vis des exploitants (forestiers en l’occurence). Maintenant, tu préfèrerais peut-être que les populations locales ne revendiquent rien ou que personne ne les appuie…

  3. serin dit :

    Le problème de la déforestation résteras le méme temps que les politiques prendras la défence des industrielles”fric”plutot que l’intéré général”pas fric”,
    c’est le sintrome de l’ile de Paque”temps qu’il y aura tu fric à ce faire……”

  4. bob dit :

    Je ne fais pas d’angélisme, il y a beaucoup de choses qui ne me satisfont pas dans les pratiques de certains industriels (comme dans celles de certaines ONG…). Des pratiques non durables, des lenteurs dans la mise en conformité avec le cadre règlementaire, du manque de transparence, etc… Mais on progresse depuis ces dernières années. Et mon propos n’est pas de défendre les opérateurs dans leur ensemble, mon propos est de défendre le principe que la valorisation optimale de l’ensemble de la ressource forestière peut contribuer au développement de régions forestières rurales, à la préservation de la forêt, etc… Reste bien sûr ensuite à faire en sorte que l’application de ce principe soit effective, en accompagnant la mise en oeuvre, en contrôlant, en aidant les acteurs. Pas en diabolisant l’industrie dans son ensemble.

    Je reste persuadé que greenpeace provoque des conflits pour servir sa cause, enfin plutôt pour servir ses intérêts. Soutenir des revendications comme vous dites pudiquement, c’est bien attiser des haines et en effet attiser des haines peut s’avérer très dangereux en Afrique Centrale, voir meurtrier au sens propre. On est loin du pacifisme proné par l’organisation…

    Car face à une situation où existent des décaccords entre les acteurs, une solution pacifiste serait d’aider les parties à résoudre leurs décaccords, à discuter, en faisant de la médiation. Ce n’est pas la solution adopté par greenpeace, qui préfère inciter au combat. Il faut ensuite assumer ce comportement et ses conséquences.

    Serin: merci de votre intervention, cela fait plaisir de voir que ce site de Greenpeace France n’est pas réservé uniquement à des francophones, et que chacun peut s’y exprimer. Sur le fond de votre propos, je pense que c’est trop réducteur, même si je suis aussi choqué par les profits excessifs de quelques uns. Mais par ailleurs, encore une fois, l’activité économique forestière et industrielle apporte beaucoup aux économies des régions rurales forestières.

  5. Faust dit :

    bob :”Je reste persuadé que greenpeace provoque des conflits pour servir sa cause, enfin plutôt pour servir ses intérêts.”

    Affirmation gratuite et sans fondement ni preuve.

    bob :”Soutenir des revendications comme vous dites pudiquement, c’est bien attiser des haines et en effet attiser des haines peut s’avérer très dangereux en Afrique Centrale, voir meurtrier au sens propre.”

    Ok, donc quand des populations locales sont en conflit avec un exploitant industriel, il faut la fermer et ne surtout pas les soutenir… c’est un tout petit partisan comme point de vue ça, non ?!

    Bob :”Car face à une situation où existent des décaccords entre les acteurs, une solution pacifiste serait d’aider les parties à résoudre leurs décaccords, à discuter, en faisant de la médiation.”

    c’est ce qu’elle fait majoritairement. Tu ne sembles pas connaître l’asso et son fonctionnement, moi si.

    Bob :”Ce n’est pas la solution adopté par greenpeace, qui préfère inciter au combat.”

    Encore une affirmation gratuite, sans fondement et purement mensongère…

  6. pascal dit :

    C’est aussi de le moment d’agir, les actes sont autant important, je parle d’acte sur le terrain, participez au reboisement à madagascar avec l’association génération Masoala. Afin de protéger les parcs et réserves donnons les moyens économiques aux populations locales de vivre dignement de leurs produits forestiers dans une gestion forestières durable. Association génération masoala madagascar , plantez des arbres, devenez acteur de cette année internationale de la forêts, je vous invite à consulter le site de l’association http://www.generation-masoala.com

  7. Daniel dit :

    Je rejoins l’avis de Faust, il faut arrêter les préjugés et plutôt écouter ceux qui essayent de dire la vérité…mais qui dérangent ! alors on les fait passer pour des terroristes ou des fous. Si vous avez vu le film Avatar, comparaison grossière mais l’idée est là, je comprend qu’à un moment le dialogue ne suffit plus et qu’il faut agir !

  8. bob dit :

    La médiation, c’est ce que fait Greenpeace majoritairement, me dites vous, Faust. Peut-être, mais sur le dossier forestier en RDC, je ne vois pas d’exemple de tentative de médiation de Greenpeace, de contribution à la concertation qui a pourtant bien lieu par ailleurs, entre tous les acteurs, les populations, les ONG, le gouvernement, le secteur privé, mais sans Greenpeace. Par contre, des exemples d’attaques virulentes, d’incitation à la manifestation, d’encouragement des révoltes, ça, j’en ai vu.

  9. DUBOST dit :

    Si Bob est plus fort que Greenpeace, au lieu de parler, cher ami, agissez ! Montrez que vous savez mieux que les autres !
    Nous vous donnons disons un mois et revenez pour nous donnez des nouvelles en photos, n’est-ce pas ?
    Il faut une ou plusieurs organisations comme sea sheperd avec de gros moyens, hélicoptères pour cibler les endroits, prendre des photos, revenir et prendre rendez-vous avec la ministre de l’écologie NKM puis de contacter les dirigeants et de connaître les raisons de tous ces déboisements illégaux. D”en interdire les ventes souvent pour planter des palmiers qui produisent de l’huile de palme pour en mettre dans toute l’alimentation nocive pour la santé, bouchant les artères mais peu chère. De taxer très fortement toutes ces sociétés (voir avec la ministre) qui déboisent à tour de bras et surtout de machines, pour fabriquer des maison ou des meubles exotiques sans label. Les arbres replantés pourront prétendre à être coupés mais pas les arbres millénaires des forêts primaires. Les anciens puisent leur ressource pour en extraire les bienfaits pour leur médecine. Il faut agir rapidement bien évidemment et dans les meilleures conditions.

  10. bob dit :

    Où sont les préjugés? Jusqu’à récemment (c’est en train de changer je crois), quand vous interrogiez un français “moyen” sur l’évolution de la forêt française, il affirmait qu’elle régressait. Pourtant elle augmente de façon constante depuis le courant du 19ème siècle (sauf en 2010 pour être franc). Pourquoi ce décalage? A cause du discours mal-intentionné de certains.

    De même, une bonne partie de l’opinion française pense que l’exploitation forestière est à l’origine d’un fort déboisement en Afrique Centrale, ce qui est faux, même si Greenpeace embauche quelqu’un pour communiquer sur cette affirmation avant de la démontrer (voir par ailleurs sur ce blog).

    Là aussi, j’ai bon espoir que cela change, grâce notamment à d’intéressants reportages objectifs récemment diffusés à la télévision française (notamment ceux cités par moi et d’autres par ailleurs sur ce blog, à voir sans attendre un mois pour ceux qui réclament des images) et à des articles également bien pesés de la presse écrite.

  11. bob dit :

    Pascal, merci pour le lien vers l’association Masoala, cela me semble être à première vue un très bon projet basée sur une analyse juste de la problématique de déforestation et dégradation, l’approche en matière foncière me semble aussi très intéressante. Je vais m’empresser de soutenir cette initiative.

  12. bob dit :

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que vient faire ici le message de Marie. Il s’agit de protéger une espèce de baleine inféodée aux forêts?

  13. Wacla dit :

    Si Greepeace me le demande, Je veux bien aller sur le terrain faire des surveillances et prendre des photos !! mais cela reste le plus possible dans ma région.

  14. OCEANE dit :

    A Faust, Bob, Daniel et les autres…
    Je vous suppose très jeunes, mais peut-être ai-je tort. Née en 1940, je n’ai jamais rien utilisé d’autres que….les mouchoirs en coton, à laver après usage. Voilà une façon de protéger les forêts: réduire notre usage du papier. Ayant subi récemment une courte intervention chirurgicale, j’ai été affolée par le papier, justement. Dans les cliniques TOUT est en papier, à jeter évidemment: le costume du personnel, celui du patient, les “chiffons” que sais-je encore et tout cela changé plusieurs fois par jour à chaque intervention. Faites le compte, avec des centaines de cliniques et hôpitaux ! Pire encore: hier soir j’ai entendu, au JT de 20 H, je ne sais quel farfelu inviter la population à utiliser des mouchoirs en papier pour éviter la contagion grippale.
    L’ordinateur devait aider à réduire notre consommation. Résultat ? Le moindre achat entraîne le tirage de plusieurs feuilles totalement inutiles, produites par l’irresponsabilité de personnes qui se moquent du gaspillage, dès l’instant qu’on ne touche pas à leur portefeuille.
    Le portefeuille, justement, voici un moyen de vous réconcilier, vous qui divergez sur un plan plus politique qu’écologique. Je parie que, si on vous fait payer votre gaspillage quotidien de papier (et pourquoi pas ceux qui concernent les autres matières, de la nourriture à l’essence, de l’eau aux emballages) vous allez être d’accord pour protester. Et pourtant, quel autre moyen de faire enfin comprendre à toute une population que ça ne peut plus durer ? Ce n’est pas Greenpeace ou les gouvernements mais nous tous qui sommes concernés par cet incommensurable problème. Alors, à la tâche, mesdames et messieurs, il n’y a que le premier pas qui compte.

  15. schohn dit :

    chaque fois que je vois un morceau de forêt découpée, brulée pour le seul profit de faire des meubles vendus a bas-coût , mon coeur saigne

  16. Pierre DARRAS dit :

    Quand est t-il du projet de l’Equateur qui propose de renoncer à l’exploitation petrolière en Amazonie contre compensations financières de la part des pays riches ? Il semble que le projet a du mal à se mettre en place par manque d’engagement des pays donateurs potentiels. GP a t’elle une idée là dessus

  17. Pépé dit :

    Bonjour,

    Je suis peut être un peu utopiste mais ne serait-il pas envisageable de rendre obligatoire, à terme bien sur, que le bois produit et importé en Europe soit certifié durable (labelisé FSC ou PEFC) au moins en Europe dans un premier temps puis (rêvons un peu…) au niveau internationale. Nous le savons bien c’est la demande et nos achats en bois “sale” qui engendre en partie la déforestation. Greenpeace travail-t-il sur cette éventualité?

    Merci à Greenpeace pour ses actions en tous cas

  18. Faust dit :

    @OCEANE

    Euh, non, je ne suis pas particulièrement jeune, hélas, même si je suis loin d’être né en 1940 effectivement.

    Après, je suis totalement d’accord sur l’aspect gaspillage : oui, on gaspille à tout va et c’est là la base même du problème. Il y a toute une éducation à refaire et les ONGs, quelque soit leur bonne volonté, ne peuvent se substituer aux pouvoirs publics. Bien sûr que les initiatives individuelles sont importantes, car elles ont valeur d’exemples, mais pour que cela ait lieu à grande échelle (et il le faut), la remise en question de nos modes de consommation doit se faire à tous les échelons. Seulement, aujourd’hui, ça continue encore de bloquer et aussi à tous les échelons.

    Mais je ne désespère pas (sinon j’arrêterais de militer et irait cherché une corde…).

    A+

  19. Faust dit :

    @Pépé

    Oui, l’élaboration d’une réglementation à l’échelle de l’Europe est actuellement en cours si je ne m’abuse. Seulement, comme toujours dès qu’il s’agit de décision européenne, ça prend du temps. Mais c’est effectivement une des demandes de Greenpeace et un travail de longue date qu’elle a entrepris vis à vis des décisionnaires politiques européens.

  20. Arbredelaforet dit :

    Bob, ou la personne qui essaye de faire passer les exploitants forestiers de la RDC pour des enfants de coeurs. Oui bien sur, il faudrait financer leurs pseudo actions écologiques … Et de toutes ces années de gavage, il est passé où l’argent ? Dans des yatchs deluxe ?

    Vous critiquez Greenpeace pourquoi, parce qu’ils dénoncent ? Evidemment, lorsque l’on dévoile la vérité aux gens, il y a un risque. Mais ce risque est nécessaire.

    Bien sur, on aurait pu ne rien faire, et laisser les concessions se gaver sur le dos de la planète et de la population.

    Adieu.

  21. Nyakalengwa dit :

    Comme le Bresil, la RDCongo devrait bénéficier d’une meilleur position en tant que géante sur le plan de forets. Le ministère de l’environnement de la RDCongo devrait se comporter en conséquence. Jusque là aucune visibilité sur la terre de la RDCongo. Cette fois-ci cette activité de préservation et de conservation de nos forets devrait s’étendre partout et éviter la partialité qui a toujours caractérisé l’homme politique de chez nous.
    Le Président Lula doit servir d’exemple et au Président Joseph Kabila Kabange et à tout l’ensemble du gouvernement de la RDCongo.

    L’Est de la RDCongo dont les forêts ont été décimées par les réfugiés hutus rwandais doit prioritairement être servi en reforestation à travers les dividendes qui seront les nôtres dans le cadre de tous les programmes et interventions au pays.

  22. bob dit :

    Arbredelaforet, je n’ai jamais cherché à présenter les concessionnaires forestiers pour des enfants de choeurs, je ne défends pas les entreprises ou les individus, il y a de tout dans cette activité comme ailleurs, je défends l’idée que la gestion durable des forêts doit intégrer une valorisation durable de l’ensemble des ressources. qu’il faille la contrôler, la règlementer et l’encadrer, j’en suis bien convaincu.

    Il n’est pas question de financer les concessionnaires pour des actions “pseudo-écologiques” et d’ailleurs ils ne demandent rien, j’émet l’opinion que s’appuyer sur eux qui sont capables d’être opérationnels sur le terrain où il faut agir, et bien, ce ne serait pas une mauvaise idée.

    Par principe, je ne généralise jamais, je ne pense pas, ça n’a jamais été et ce ne sera jamais vrai, que tout ce que font les concessionnaires est bien, ou est mal, la généralisation, c’est la porte ouverte à l’intolérance, à l’absolutisme, ce n’est jamais la bonne position, jamais la mienne en tout cas.

    Puisque vous ramenez toujours tout à l’argent, je peux vous assurer que la plupart des expatriés que je connais dans le secteur forestier privé ont un salaire comparable, voire inférieur, à celui que je vois annoncé pour un chargé de mission forêt chez Greenpeace (31 000 à 35 000 euros par an, cf. page emploi sur ce site), en travaillant surement plus et avec des conditions plus difficiles (longs séjours en brousse sur le terrain, près des lieux d’action où l’on peut prétendre être au service du développement).

    Qu’on souhaite que les concessionnaires contribuent positivement au développement local, ça ne pose pas de problème et je suis bien d’accord pour cela. Qu’on me dise qu’ils se gavent sur le dos des populations et ont un impact social négatif, je ne peux pas être d’accord (vois pages précédentes de ce blog). Greenpeace ne nous parle que des conflits, c’est vrai, il y en a, mais j’ai vu aussi des populations locales manifester contre le départ d’entreprises forestières et la fermeture de leurs chantiers.

    Nyakalengwa, franchement, en matière de gestion forestière, de lutte contre l’exploitation illégale et la déforestation, le Brésil n’a aucune leçon à donner à la RDC.

  23. OCEANE dit :

    A Faust

    Une société ne peut changer que si chacun de ses individus change…
    (Avez-vous lu le merveilleux “FAUST” de Goethe ? Personnellement, j’adore !

  24. bob dit :

    A Pépé en complément de la réponse du Faust: en effet, ça se décide au niveau de l’Europe et ça prend du temps. De plus ces règlementations européennes sont souvent complexes dans leur concesption et insufisamment focalisé sur leur objectif, ici par exemple de s’assurer que les produits en bois qui rentrent en europe sont d’origine légale. On a souvent tendance au niveau européen à concevoir des usines à gaz sans se soucier des réalités de terrain. Ce qui explique les retards importants de mise en place de cette politique européenne. Mais je reste confiant, ça va finir par aboutir.

  25. bob dit :

    Océane, bien d’accord avec vous, il nous faut éviter les gaspillages, je ne suis pas très jeune, mais je suis né en effet après la révolution de notre mode de vie, et notre forte déconnection de notre terre nourricière. Je ne suis pas par nature un gros consomateur et je fais de plus en plus des efforts. Mais malgré tout, il faut bien consommer un minimum. Est-ce que schohn (voir son message de hier Vendredi 14 janvier 2011 à 8:59) par exemple n’a aucun meuble dans sa maison? J’en doute.

    Ensuite, il nous faut évaluer l’impact écologique global, objectivement. Ok pour utiliser des mouchoirs en tissu pour resprendre votre exemple, mais il faut les laver, ça consomme de l’énergie, de la lessive… on ne fait plus non plus sa propre lessive avec de la graisse végétale et des cendres (j’ai encore vu faire ça en Afrique). Les mouchoirs en papier peuvent être produits à partir de forêts gérées durablement, sans provoquer de déforestation, leur fabrication consomme aussi quand même de l’énergie, leur recyclage aussi. Bref, en toute honnêteté, je ne sais pas ce qui est mieux du mouchoir en tissu ou de celui en papier… Il faudrait une analyse du cycle de vie de chacun, ça a surement été déjà fait d’ailleurs.

    Cet exemple pour montrer qu’il ne faut pas s’appuyer je pense sur des positions de principe (qui peuvent quand même ensuite s’avérer justes), mais sur des analyses globales.

    Autres exemples: est-il mieux d’avoir des fenêtres en bois, ressource renouvelable, ou en PVC? Une maison à ossature bois ou une maison tout béton??? Dans ces deux exemples, le bilan du bois reste bien avantageux par rapport à ces concurrents. Ce qui n’empêche qu’il faut aussi contrôler notre consommation dans ces produits, qu’ils soient en bois ou autres matériaux.

  26. alpha dit :

    salut bob je suis d’accord avec toi que tout action doit avoir comme point de départ nous même.

    green for ever

  27. zora dit :

    Il est si simple d’abattre un arbre, il ne peut se défendre. Il est si aisé d’exploiter indûment une forêt, elle ne peut s’enfuir. Cet ancêtre végétal centenaire, unijambiste, magistral, combien de gnomes arrogants de notre espèce a-t-il vu proliféré? Pour enfin se voir débité en tââble de jâârdin méga high-tech!!

    Merci à GREENPEACE de défendre les VRAIS victimes de notre égocentrisme suicidère.

    Je suis naïve mais la vérité c’est mère nature. Et nous autres sommes trop nombreux

  28. nadine dit :

    proche de la nature , je suis très triste de la voir disparaitre . végétation ,animaux , merci a greenpeace pour leur combat .

  29. OCEANE dit :

    OK, Bob ! Je suis tout à fait d’accord, les questions que vous posez, vos remarques, sont celles que je me fais jour après jour, ce qui m’aide à réfléchir à chacun de mes gestes et à choisir le bon. Du moins j’espère qu’il est le meilleur. Par ailleurs, je ne vis pas dans une cahute au fond des bois… Mais quand je me promène le long de la Charente qui coule au bas de mon jardin et que j’admire ce (petit) fleuve que je connais depuis toujours, je me demande si notre terre n’a pas, tout simplement, besoin d’amour. L’aimer, n’est-ce pas la protéger ?

  30. libertie dit :

    Merci à vous tous, pour vos commentaires forts intéressants, un beau débat, même si forcément nous ne sommes pas tous d’accords…

    Pour moi Océane est la voie de la sagesse et est objectivement dans le VRAI, c’est également ma VERITE !

    “Notre terre a tout simplement besoin d’amour, et l’aimer c’est la protéger”

    tout comme espérons-le “La Beauté sauvera le monde” Dostoeivski

    bonne année 2011 ! davantage de combats administratifs, d’actions pour la sauvegarde notre belle planète, de respect du monde animal et végétal…

  31. Bob dit :

    Nous sommes bien d’accord sur le principe donc. Nos actes et nos décisions doivent être fondés sur une réflexion approfondie sur leurs conséquences.

  32. doudouchat dit :

    Bob,je suis d’accord avec toi sur le fait qu’une exploitation raisonnée de la forêt est source de développement pour les populations locales MAIS et c’est là que nos points de vue divergent,je suis contre les concessions distribuées à des compagnies industrielles étrangères. L’exploitation doit être menée par les populations locales,il existe certaines de ces initiatives en Afrique.Certaines zones de forêt doivent être protégées et rester des forêts primaires à la bio diversité incomparable et leur surface doit être suffisante pour permettre le maintien de cette bio diversité et ne pas aboutir à un territoire mité. Les zones défrichées doivent être utilisées pour cultiver ce dont les locaux ont besoin et pas de l’huile de palme pour l’industrie agroalimentaire que l’on trouve malheureusement même en magasin bio.En tant que consommateur nous pouvons choisir des essences de bois plus locales et lorsque nous souhaitons du bois exotique,notamment pour ses qualités de résistance à l’humidité,en choisissant du bois fsc. il me semble que nous devrions aider les pays producteurs dans leur système de contrôle afin d’être sûrs que le bois soit vraiment fsc.
    En ce qui concerne les mouchoirs en papier je ne suis pas sûre que l’empreinte écologique du mouchoir en tissus soit moindre que celle du mouchoir en papier s’il est en papier recyclé,mais pour l’hygiène aucun doute possible:le papier l’emporte.
    Je pense que ce qui est valable pour les mouchoirs ne l’est pas pour les serviettes de table,les torchons au lieu du sopalin,les chiffons fait dans les vieux draps pour le bricolage,les gants de toilette au lieu des lingettes ou les lingettes lavables. Sans parler des couches culottes et j’en sais quelque chose: Je travaille dans la petite enfance. Combien d’arbres pourrions-nous sauver en utilisant les couches lavables qui ne sont plus le cauchemar qu’ont connu nos grand mères? Jeunes parents posez-vous la question et allez voire les sites qui en proposent pour info, je connais lulu nature mais il y en sûrement d’autres. Nos choix sont importants car dans notre société marchande c’est le consommateur qui oriente les politiques des industriels. Prenons le pouvoir qui est le nôtre et utilisons le en réfléchissant et non comme des moutons.

  33. OCEANE dit :

    A Doudouchat
    Bien sûr, d’accord avec vous sur tout ce qui suit les mouchoirs en papier…Si je n’ai pas parlé des couche culottes, c’est que …je n’en porte plus depuis longtemps. Imaginez, en plus, qu’elles ont envahi les maisons de retraite. C’est tellement plus simple pour le personnel qui prend le café au lieu de conduire les personnes âgées aux toilettes. En plus, ce n’est pas taille premier âge !
    Par ailleurs, en ce qui concerne la consommation de bois au quotidien, pour l’indispensable, les meubles, maisons etc…il me semble que le mieux serait les forêts écologiquement gérées, où les arbres seraient plantés pour cette consommation et replantés systématiquement à mesure de l’abattage. L’homme a toujours utilisé le bois; il suffit de le faire de façon intelligente.
    Un des problèmes reste l’augmentation de la population mondiale. Là encore, il faudra réfléchir, si possible avant qu’il ne soit trop tard. Mais l’être humain a toujours su trouver des solutions à ses problèmes. Je suis donc confiante. Ne serait-ce que par ce discours dans les pages de Greenpeace qui prouve que quelque chose est en train de se passer qui n’existait pas il y a quelques décennies. Alors, merci à tous d’être là.

  34. Bob dit :

    Doudouchat, des choses sont faisables, d’autres non, certaines sont faisables à un endroit donné dans un contexte donné et pas dans un autre. Ainsi, des forêts communautaires gérées par les populations locales, oui, je suis pour, mais pas partout et pas pour tous les besoins. Demander à des populations locales de faire une production significative et efficace, ce n’est pas faisable, un arbre c’est lourd, il faut des engins pour le manipuler, ou alors on le scie sur place avec des tronçonneuses (avec énormément de gaspillage), mais on ne peut pas faire ainsi des productions significatives. Ca reviendrait à demander à un individu seul en France de construire une autoroute, personne n’y songe.

    Et pleins de petites exploitations artisanales, c’est quasiment incontrôlable.

    On en a bien l’exemple en RDC où cette exploitation artisanale fait des ravages, en toute illégalité (voir d’ailleurs à ce sujet le reportage de Greenpeace avec Marion Cotillard). on peut améliorer, mais ça reste difficile, et nouveau, on a pas ou très peu d’expérience réussie en Afrique Centrale, les forêts communautaires existent dans les textes, certaines ont été créées, elles n’assurent qu’une part infime des productions, malgré des investissements importants des coopérations internationales pour faire émerger cette solution.

    Comme je l’ai déjà dit par ailleurs et je viens d’en avoir un nouvel exemple, en RDC, quand un chantier forestier menace de fermer sur une concession, les populations se mobilisent pour empêcher cette fermeture. Autre anecdote intéressante: les populations s’opposent aussi (parfois violemment) aux projets de conservation qui viennent leur retirer leurs ressources forestières.

    On est bien d’accord, il nous faut des mouchoirs en papier issus de forêts ou plantations gérées durablement.

    A priori, la certification FSC n’est pas du ressort des états, les certificats sont délivrés suite à une démarche volontaire du producteur privé. Bien sûr, il doit respecter les lois du pays, mais l’Etat n’intervient pas directement dans la certification.

    Océane, petite nuance à apporter à vos propos, il peut y avoir des forêts gérées durablement sans reboisement, sur la base de la régénération naturelle. FSC le reconnait aussi et c’est le système prôné de plus en plus en Europe car il est plus proche de l’action “normale” de la nature.

  35. mamemichette dit :

    bonjour Bob, Océane ,Zora et les autres
    Je suis née ,moi,en 1940 il y a donc 70 ans et entre ce que j’ai vu de mon environnement enfant et ce que voient mes petits enfants aujourd’hui il y a une planete de différence.
    j’ai vu récemment le film “GREEN” dont aucun d’entre vous ne parle et j’ose espérer que vous l’avez vu aussi mais dans le meme temps j’ai reçu dans mes mails des photos du fleuve Citarum en Indonésie :je vous laisse le soin d’apprécier si vous avez la possibilité de vous les procurer.
    j’ai été souvent révoltée par l’apparente attitude des populations locales devant leur participation au sacage de leur environnement mais en occident on est trop privilégié pour comprendre la problématique d’hommes et de femmes qui ne doivent leur survie qu’à ce recours extreme.
    Comme l’écrit l’un d’entre vous :
    la demande de mouchoirs,couches,papier,pétrole,soja et j’en passe vient de l’occident, pour eux il n’y a que la pollution,les detritus de plastic quand ce ne sont pas des déchets radioactifs (cf la Somalie) et la television qui arrive partout et leur donne une furieuse envie de consommer comme nous.
    pouvez-vous me dire pourquoi notre modéle semble si attirant et je ne parle pas de l’american way of life”
    Mon souhait le plus vif,avant de mourir, est que ces populations s’aperçoivent enfin que nous sommes les pires predateurs que la planete ait engendré et retournent à leurs propres valeurs culturelles,politiques,sociologiques,médicales.
    Comment pouvons-nous leur faire comprendre que nous ne sommes pas les rois du monde……………Que va-t-il se passer quand les chinois et les indiens vont nous imiter? et ils ont déjà commençé! Ont-ils perdu toute la sagesse des Anciens pour leur dire :halte ,changez de direction……….comme celà nous est arrivé en occident parce que les vieux ne sont plus sages et qu’ils sont maintenant devenus des consommateurs assoiffés et nantis ,cible de toutes les entreprises multinationales et des campagnes de publicités allechantes.
    Nous devrions d’abord balayer devant notre porte, sans oublier,qu’il y a moins de 500 ans nous avons aussi déforeste à tour de bras pour construire des flottes de bateaux pour conquérir le monde : il suffit de regarder les collines derriere Marseille
    arretons de donner des leçons de démocratie au monde et laissons les peupes se gouverner eux-memes
    notre culture est mediterraneenne mais la Grece n’est pas le berceau du monde entier!!
    recevoir des leçons de pays qui ont pratiqué le génocide des Indiens d’Amérique du nord et du sud au nom de la religion et de l’expansion territoriale et encourager la venue dans les pays du sud de gouvernements corrompus a la solde de l’occident
    nous sommes tous responsables et coupables!
    MERCI Greenpeace d’essayer d’éclairer nos lanternes et soutenons la

  36. nubia dit :

    bonsoir a tous merci a greenpeace pour ces actions oui bien sur aux foret écologiquement géréés j aimerais avoir l optimisme de certains j ai vue changer la terre dans le pré derrière la maison de mon père au fil des ans j ai vue disparaitre de nombreuses éspeces les papillons avec leurs ailles si délicates ont été les premières victimes puis l anné suivante les sauterelles les scarabes ont suivis la liste est longue et maintenant quand j y retourne ne subsiste difficilement que quelques rare colonie de fourmis c est un creve coeur tout cela pour dire que je suis un peu découragé et que je n ai plus beaucoup d éspoir je me bat depuis des décennies et je n ais vu que saccage il faut que les mentalités change toute une éducation a refaire et ….depuis la maternelle et ca c est pas gagné merci

  37. lucix dit :

    Coucou tout le monde,
    Effectivement il est nécessaire de protéger les foret primaire mais croyez vous que les dirigeants de ces pays souvent très pauvres qui sont généralement de mèche avec les trafiquants d’arbres précieux ou les orpailleurs qui défrichent pour accéder à des gisements d’or consentiront à céder cette manne d’argent contre un peu d’argent en sachant que cela leur couterai des sous de faire surveiller ces zones souvent difficiles d’accès? Je n’en suis pas convaincu et de prime je trouve ça hypocrite de la part des Etat-Uni de soutenir ce projet alors qu’eux même refusent de signer des traités qui les obligerais a réduire leurs émissions de Co2. Ils sont bon pour faire la morale aux pays pauvres mais ne bougent même pas leur cul! Trop attachés à leurs privilèges! Bien sur il ne faut pas généraliser pour tous les Américains mais ils feraient bien de faire quelques efforts.
    Je pense, mais c’est personnel, que des actions doivent être menées pour faire prendre conscience du véritable problèmes qu’est cette espèce de mafia de la drogue, de l’or et des exploitations de bois, pour mettre en lumière à quel point ces pays peuvent être gangrénés par ces trafics et que tant qu’il en sera ainsi il sera difficile de réduire l’exploitation de bois dans les forêt primaire.
    Vive Greenpeace et Paul Watson!
    :D lucix

  38. nubia dit :

    bonjour a tous je vous lie tous attentivement oui nous avons a peut près les memes idées le meme combat pour la planète et les plus si nombreuses especes en passant les tigres ont disparus de moitié en 10 ans 600 milles en 2009 3200 actuellement une mort certaine annoncé et bien d autre évidement qu on s acharne a faire disparaitre activement l etre humain est la créature la plus détestable de la planète ( de part ces actes ) .Mai le temps presse et pour répondre a OCéANE oui nous sommes trop nombreux et chaque naissance est actuellement une catastrophe écologiste il faudrait n en déplaise a certain controler les naissances avant que l on nous fasse monter dans un convoi pour l eugénisme quand aux ampoules basse consommation je doute fort quel soient plus écolo c est une nouvelle saloperie dangereuse si vous en possédées mettez un masque si elles se brisent vue qu elles libères un gaz et portez des gants quand aux panneaux solaire si polluants a la fabrication ont un recyclage quasi impossible vu ça nocivité je suis ont ne peut plus écoeuré par l attitude de nos dirigeants j en profite ( mais certain le savent certainement que le petit nicolas a réhabilité les chasses présidentielles aboli par JACQUES CHIRAC décidément “notre ” président est un adepte d écocide et amateur de sang remercions le pour le travail qu il nous donne et je saute du coq a l ane superbes animal l un et l autre pour partager un idée ” un village ou ne serrait admis que des personnes respectueuse de l environnement et de ses habitants greenpeace wwf fondation BRIGITTE BARDOT etc ..ainsi nos forces seraient réunis concentrés nous auront plus de poids pour nous faire entendre et réveiller quelques consciences merci

  39. Ceiba dit :

    Pour avoir vu les ravages de la déforestation à Bornéo et à Java, je ne peux que soutenir les actions de Greenpeace! Comme le dit Mamemichette, le film “Green” est un des résumé les plus poignants de la situation.
    Cela n’empêche pas non plus de jeter un oeil sur nos propres forêts de chênes, bien malmenées, en particulier en île de France. Et ce ne sont pas des prospectus comme celui de http://www.monprospectus.com/ qui vont arranger les choses, avec leurs contre-vérités!

  40. Bob dit :

    Mamemichette, vous dites que votre “souhait le plus vif,avant de mourir, est que ces populations ….. retournent à leurs propres valeurs culturelles, politiques, sociologiques, médicales.”

    Je ne peux pas être d’accord, vos propos sont scandaleux. Ces valeurs traditionnelles des populations pauvres africaines que je connais bien, c’est aussi la maltraitance des femmes, leur absence de droit à la parol, leur exclusion de la prise de décision, de l’éducation. C’est une absence d’ouverture sur le monde, beaucoup de croyances irrationnelles en des forces surnaturelles, qui permettent à quelques élites de manipuler les autres, des les voler. Ce sont des enfants mal nourris, une espérance de vie bien plus faible que la notre. Alors, je dis oui pour un développement différent du notre, mais non pour le refus du droit au développement.

    Allez donc vivre parmi eux quelques mois, et revenez alors nous donner votre impression. C’est tellement facile et tellement honteux depuis votre salon d’écrire sur votre clavier que ces braves gens feraient mieux de continuer à vivre dans leur misère.

  41. Animan dit :

    Bonjour à tous, vous les enfants de Gaia, préoccupés par sa santé, d’où dépend la notre et celle de tous ses rejetons, d’ici et d’ailleurs.
    En lisant les divers commentaires, et étant membre de Greenpeace, je pourrais à mon tour dénoncer, toutes les monstruosités infligées à la planète, par l’avidité gargantuesque et exponentielle d’une minorité de multi-nationales, toujours plus concentrées dans l’industrialisation financière internationale, surtout depuis une cinquantaine d’années, et la cupidité des lobbys de l’oligarchie industri-hell et financière , qui parfois sont les mêmes qui détruisent tout en parrainant des manifestations écologiques, pour se redorer le blason, une image propre et verte pour s’allier et aliéner les consommateurs que nous sommes, à travers le monde.
    (Avez-vous vu la pub pour Total et con-sorts pétro-chimiques, qui usent et abusent du jargon écolo-responsable, avec les mots et les maux du cynisme globalisé dans leur propagande, bien huilée ( de palme), par le marketing industriel, qui sait surfer sur les contradictions engendrées par notre mode de vie consumériste et notre inconstance intellectuelle, affectée/infectée par la mode du moment, toujours éphémère, du tout-vert et de l’éco-logique à toutes les sauces, étiqueté bio et durable, très tendance rimant avec bonne conscience?)
    En cette époque, de plein pied dans le troisième millénaire, nous sommes tous, plus ou moins dépendants d’un système économique planifié et basé sur le profit, à tout prix, où “tout s’achète et tout se vend, autant les larmes que le sang, où rien rien n’est gratuit, il te faut même gagner ta vie, comme le poète l’a écrit, c’est la Mort à crédit”

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